Habituée aux mauvais classements internationaux, l’Algérie peine à améliorer son image en matière d’économie et de finance. Pour le classement dans le domaine de l’investissement dans l’immobilier de bureaux, la donne change et l’Algérie se classe à la 28e place.
Dans ce classement, cinq pays africains figurent dans le Top 10 des marchés émergents et frontières les moins risquées, selon un rapport publié le 21 octobre par le cabinet de conseil en investissement Cushman & Wakefield.
Le Botswana occupe la première marche du podium du classement « Emerging & Frontier Markets Assessing Risk & Opportunity 2015 », qui englobe 42 pays situés en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine et en Asie-Pacifique.
L’Afrique du Sud occupe la troisième position derrière l’Uruguay. Viennent ensuite, dans l’ordre, le Ghana, la Turquie, les Emirats arabes unis, le Panama, le Maroc, l’Indonésie et la Tunisie.
« Les économies africaines restent très attrayantes et trustent 5 places dans l’édition 2015 de notre indice », soulignent les auteurs du rapport, indiquant que « le Botswana demeure toujours le marché le plus transparent et le plus sûr ».
Le classement se base sur un ensemble de critères relatifs à l’environnement opérationnel du marché de l’immobilier de bureaux tels que la disponibilité de l’offre, la transparence, le risque de corruption, la stabilité politique et les performances économiques.
Plusieurs autres pays africains figurent dans ce classement de 42 pays. Il s’agit de la Zambie (15e), l’Egypte (21e), le Kenya (23e), l’Ouganda (24e), la Tanzanie (27e), la Côte d’Ivoire (32e), le Sénégal (33e), le Nigeria (37e), le Zimbabwe (39e), la RD Congo (40e) et l’Angola (41e). Le marché de l’immobilier de bureaux en Algérie est géré par le secteur privé. Il reste relativement naissant avec de nouvelles tours de bureaux qui sont en construction.
Les entreprises sont celles qui ont la demande la plus forte en la matière. Les professions libérales préférant les appartements proches des tribunaux ou dans les cités à forte densité de population.
Cette donnée du marché le rend plus transparent, car les charges liées à la location sont prises en compte par les impôts, ce qui les rend moins soumis à la corruption.