La treizième édition du Festival international du jazz, Dimajazz, a été ouverte vendredi soir à la salle Ahmed-Bey de Constantine, placée cette année sous le signe de l’événement « Constantine, capitale 2015 de la culture arabe » et dédiée à Aziz Djemame, disparu il y a déjà 10 ans, membre fondateur de l’association Limma qui a donné naissance au Dimajazz.
Le groupe du batteur algérien Karim Ziad, accompagné de la troupe Aïssaoua d’Ahmed Benkhellaf, avait le privilège d’ouvrir la 13e édition du festival. Ils avaient enflammé la scène en associant batterie et guitare basse avec bendir et flûte. Karim Ziad a souligné que « l’idée géniale » d’introduire le chant aïssaoua était venue du commissaire du festival, Zouhir Bouzid. En effet, les deux groupes, qui battaient la mesure à tour de rôle et parfois en même temps, ont rivalisé pour donner plus d’âme et de vibration à leur prestation devant un public qui n’a pas mis beaucoup de temps pour rentrer en transe.
Ledit groupe a régalé la salle avec les morceaux Insraf, Zigzag, Stage et autres morceaux d’un répertoire que le public semble connaître et apprécier. Ils ont été interprétés avec talent, maîtrise et un « feeling » inouï.
Après l’excellente prestation du groupe Karim Ziad, c’était le tour du Marocain Hacène Bessou de charmer le public constantinois en le tenant éveillé à des heures tardives de la nuit.
Dédiée à la Palestine, dont une délégation a assisté à la soirée d’ouverture, la treizième édition du festival international Dimajazz se poursuivra jusqu’à jeudi prochain, avec un menu très prometteur qui propose, entre autres, Alpha Blondy, interprète de l’inoubliable (et indémodable) Sweet Fanta Diallo, China Moses (fille de Dee Dee Bridgewater), le Billy Cobham quintet, le Palestinien Tamer Abu Ghazaleh, le groupe colombien Cumbia Ya et l’ensemble britannique Incognito.