Les professionnels de la santé exerçant au service d’oncologie de l’hôpital de Belloua, à Tizi-Ouzou, ont dressé un bilan sombre sur le cancer broncho-pulmonaire dans la région. Ce type de cancer, qui constitue la première cause de mortalité dans le monde, représente 85% du nombre global des maladies cancérigènes. « Il faut instaurer de nouvelles thérapies pour améliorer le pronostic, qui reste effrayant pour ce type de cancer bronchique. » Selon le docteur Hassina Zouaoucha, maître assistante au niveau du service de médecine du travail au CHU de Tizi-Ouzou, la survenue d’un cancer dépend de nombreux facteurs liés à la génétique, au mode de vie et à l’activité professionnelle. « A l’échelle mondiale, 19% de tous les cancers bronchiques peuvent être attribués à l’environnement et au milieu professionnel. En Algérie, 45 000 nouveaux cas de cancers professionnels surviennent chaque année », a-t-elle regretté. Devant une telle situation, la spécialiste a mis en exergue l’importance du suivi médical des fonctionnaires exposés aux agents cancérogènes en milieu du travail et de leur proposer des recommandations adaptées. « Il faut une meilleure reconnaissance des cancers bronchiques professionnels en vue d’asseoir une politique plus efficace de prévention des expositions professionnelles.»
S. O.