Après le sit-in organisé la semaine dernière par les médecins et les paramédicaux du pavillon de la chirurgie infantile (CCI), le Centre hospitalo-universitaire d’Oran a renoué hier avec les mouvements de protestation avec un nouveau sit-in observé par les médecins du service public. La cause de cette colère est la nouvelle note émanant du ministère de la Santé et de la Population, imposant le pointage quotidien des médecins du service public, sans exiger cet émargement à leurs collègues hospitalo-universitaires (médecins-enseignants).
Du coup, les médecins du service public se sont sentis visés par cette procédure qualifiée d’arbitraire. «On n’est pas contre cette nouvelle note, on est prêt à justifier notre présence quotidiennement, mais que cela s’applique pour tout le corps des médecins, pas seulement ceux du service public», nous dira un médecin et représentant syndical.
Cette mesure a fait, dès les premiers jours de son application, des victimes avec les avertissements adressés par la direction à six dentistes qui, sur le papier, n’ont pas été signalés comme présents même s’ils se sont présentés au CHUO. L’annulation de cette mesure disciplinaire a été parmi les revendications de ce sit-in, tenu à l’entrée de l’établissement hospitalier.
Rappelons que le syndicat avait prévenu l’administration, dimanche dernier, de la tenue de ce mouvement. La direction a tenu à mettre les points sur les «i» lors de la réunion qui a regroupé les représentants syndicaux des médecins et le directeur du CHUO. Une réunion qui a été fructueuse, du moins selon le porte-parole du bureau syndical. Ce dernier nous a fait part, en effet, des résultats de cette réunion : «Nous avons trouvé une oreille attentive, d’abord la note ministérielle doit être révisée, une correspondance sera adressée dans les jours à venir au ministre de tutelle. Concernant la sanction des six dentistes, le directeur nous a affirmé qu’elle sera levée. Nous nous sommes donné rendez-vous mardi prochain afin de voir les résultats de ces démarches ; d’ici là, nous campons sur notre position, la note doit être généralisée ou annulée.» Les protestataires, tout en étant satisfaits des résultats de la réunion et leur sit-in fructueux, affirment que si mardi prochain les décisions ne seront pas confirmées, ils comptent se rassembler de nouveau devant le siège de la Direction de la santé pour revenir à la charge.