Les agents de sécurité assurant le gardiennage des abattoirs de volaille situés dans la commune d’Aïn Laloui sont entrés il y a deux jours dans un mouvement de grève illimitée pour dénoncer les conditions déplorables dont lesquelles ils exercent. En effet, les protestataires dénoncent dans une correspondance adressée aux différents responsables du secteur ainsi qu’aux autorités concernées les agissements de la société de gardiennage qui « les emploie et un certain nombre de points » dans la procédure de recrutement. Ils dénoncent le fait que la société employeuse n’a pas procédé à la déclaration des travailleurs à la sécurité sociale et les retards dans le versement de leurs salaires. Par ailleurs, ils ont précisé que les congés ont été annulés et l’entreprise refuse de leur délivrer des ATS et de verser les allocations familiales.
Un fait qui a obligé ces dizaines d’agents de sécurité à recourir à un mouvement de grève dans le but d’amener la société à procéder sans condition à la régularisation de leur situation pénible. « Nos avons demandé à la société de revoir nos salaire (17 500 DA, ndlr), inférieur au SNMG, et de nous garantir des conditions de travail décentes », a déclaré un gréviste. Par ailleurs, nous avons appris qu’une réunion de travail a eu lieu mercredi entre les agents de sécurité et des responsables de la société afin de débattre de ce problème.
Une cinquantaine de familles relogées à Aïn Aloui
Par ailleurs, une cinquantaine de familles résidant dans des bidonvilles dans la commune d’Aïn Aloui ont été relogées dans des appartements neufs dans la même localité, a-t-on appris, jeudi, auprès des services de la wilaya. Cette opération concrétisée mercredi s’inscrit au titre du programme d’éradication de l’habitat précaire dans la wilaya de Bouira, a-t-on indiqué de même source, ajoutant que le relogement des concernés s’est déroulé dans de « bonnes conditions organisationnelles ».
La même source a signalé la réalisation précédemment de nombreuses opérations similaires ayant permis le relogement de près de 200 familles, au titre de l’éradication de l’habitat précaire défigurant le paysage des villes.