Les préparatifs du congrès du Rassemblement national démocratique (RND), prévu les 5, 6 et 7 mai à Alger, sont en phase finale. C’est ce que soutient le porte-parole du parti, Seddik Chihab, selon lequel «le congrès est rentré dans la dernière ligne droite de ses préparatifs, qui avancent bien, qui se déroulent dans de bonnes conditions et qui ont lieu dans un climat apaisé». Après avoir élaboré l’ensemble des documents inhérents au congrès ainsi que les projets de résolutions, actuellement, la formation d’Ouyahia s’attelle à peaufiner la liste des invités qui sera constituée de tous les partis soutenant le programme du Président, y compris le FLN. «C’est un allié stratégique, le FLN», insiste Seddik Chihab, reprenant la formule de M. Ouyahia. La contestation au sein du parti, qui tente de se positionner en revendiquant le report du congrès, n’influe aucunement sur ses préparatifs, soutient Seddik Chihab, qui la considère comme étant «une contestation non sérieuse». Et pour cause, elle exprime «une demande irresponsable», et ce, pour des raisons qualifiées de «fallacieuses et erronées» par notre interlocuteur. Sur la forme, Seddik Chihab estime que le congrès « a été préparé depuis plus de six mois, ce n’est donc pas raisonnable de demander son report à quelques encablures de sa tenue». Et sur le fond, autrement dit sur l’aspect politique de la revendication, notre interlocuteur fait remarquer que «les recommandations de la commission nationale de préparation du congrès ont été scrupuleusement respectées et le dégagement des congressistes a été fait de la manière la plus démocratique qui soit». «On a 300 000 adhérents, il y a 1 600 congressistes et on ne peut pas raisonnablement permettre à tout le monde d’être congressistes», précise-t-il. Conforté par le ministre de l’Intérieur qui a débouté les contestataires, la direction du RND n’entend pas leur faire de concessions. Pourtant, des animateurs de cette contestation ne s’avouent pas vaincus. Pour eux, Ahmed Ouyahia a «verrouillé le parti et c’est cela qui a provoqué la fuite des cadres et de l’élite». «Nous n’allons pas nous taire, parce qu’il a fermé toutes les portes du dialogue, nous allons continuer de nous opposer à lui», confie un animateur de cette contestation. Selon lui, «le RND est devenu une caserne où les orientations sont dictées d’en haut au détriment de la base. Il est devenu un service administratif qui adopte des décisions sans aucun dialogue». Notre source persiste et signe : «Tous les congressistes ont été désignés et c’est ce qui a provoqué un verrouillage systématique de toutes les instances du parti.» La contestation promet un véritable déballage le jour du congrès, nous dit-on. Reste à savoir si M. Ouyahia laissera faire.