La 19e édition du Batimatec, qui se tient actuellement au Palais des Expositions, est une occasion pour l’Union nationale des entrepreneurs du bâtiment (UNEB) pour exposer l’autre problématique, tout aussi importante que celle relative à la main-d’œuvre à laquelle elle fait face, à savoir la mise à niveau des PME. Le président de cette Union, Salim Gasmi, a confié que les PME activant dans le bâtiment ont plus que jamais besoin d’être accompagnées par les pouvoirs publics pour se hisser au niveau de qualité exigé par ces derniers. «Le contexte économique actuel est une chance pour nous de prouver de quoi nous sommes capables. Surtout que nous avons, toujours dans le cadre de ce contexte économique, toute l’attention des pouvoirs publics. Mais pour répondre à leurs exigences, nous devons être soutenus en matière de formation», souligne-t-il en déplorant que le programme de mise à niveau en direction des PME 2014-2019 ne soit pas toujours effectif. Il signale à ce propos que sans cette mise à niveau les PME fourniront une production limitée, même s’ils détiennent de hautes compétences. «Nous avons des lacunes en matière de gestion, de marketing, de management. Les compétences doivent être encadrées. Les PME doivent être accompagnées pour donner le meilleur d’elles-mêmes. N’oublions pas que c’est la PME qui représente le principal du tissu économique», rappelle-t-il en indiquant que les petite et moyenne entreprise n’ont pas toutes les moyens pour s’engager dans des programmes de formation. Les pouvoirs publics, selon lui, détiennent en leur possession le diagnostic de la PME en Algérie, de ses points faibles. «L’heure est à l’action. Or, pour prendre part aux projets nationaux, les pouvoirs publics sont appelés à lancer le programme de mise à niveau 2014-2019 qui a pris beaucoup de retard. Cette mise à niveau fournira aux PME les outils de gestion dont elles ont besoin pour la réalisation des projets et l’Algérie n’aura plus besoin de solliciter des étrangers pour le faire à notre place», assure-t-il en estimant que cet accompagnement fera gagner de l’expérience aux entreprises et réduira les importations. Toujours en matière de formation, des groupes industriels dans les matériaux de construction, participants au salon Batimatec, ont posé la problématique de la main-d’œuvre, non au niveau de la fabrication mais de l’installation et de la mise en place des matériaux. La formation professionnelle, selon eux, ne leur fournit pas la main-d’œuvre qualifiée qu’ils demandent et doivent la former par eux-mêmes. Sur un autre registre, le porte-parole de l’UNEB a signalé qu’en matière de parasismique la construction algérienne s’est beaucoup améliorée dans ce domaine. Il a affirmé que depuis 2003 toutes les constructions sont antisismiques. «Un contrôle rigoureux est déployé sur le terrain pour veiller à l’application des normes. Cela dit, le contrôle ne peut s’effectuer au niveau des constructions des particuliers. Tous les bureaux d’architectes délivrent à leurs clients des plans parasismiques. Ça appartient aux particuliers de les respecter», précise-t-il.