Le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, a indiqué, hier, à Tunis, où il était en déplacement, qu’une réunion importante se tiendra le 16 mai prochain à Vienne sur la situation en Libye. La réunion, a précisé M. Gentiloni, se tiendra en présence «des principaux acteurs» régionaux et internationaux, dans le but de soutenir «le processus de stabilisation». La Tunisie ainsi que l’Algérie devront y prendre part en tant que pays directement concernés par la crise libyenne. Mais elles n’ont pas encore communiqué officiellement sur le sujet, ni déclaré si elles sont prêtes à se rendre dans la capitale autrichienne. «Un effort commun est nécessaire pour aider le processus de stabilisation en Libye», a affirmé à ce propos le ministre italien des Affaires étrangères. La Libye est livrée aux milices armées depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. Depuis fin mars, le gouvernement d’union dirigé par Fayez Al-Sarraj, et soutenu par l’ONU, tente d’asseoir son autorité. Mais dans l’est du pays, une autorité parallèle est encore en place avec des forces armées qui lui sont loyales, notamment sous le commandement du général Khalifa Haftar. Ce chaos a permis à l’organisation extrémiste Etat islamique (EI) de s’implanter dans le pays.