Tiaret, la capitale du Sersou qui a accueilli, jeudi, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour une visite de travail et d’inspection dans cette wilaya, aspire à diversifier sa base économique et à développer sa complémentarité sectorielle. Les responsables locaux œuvrent à travers l’exploitation des atouts et potentialités dont dispose la région et de multiples projets dont elle a bénéficié, à réaliser ces objectifs de développement devant relancer les différents secteurs productifs et de services. Les projets en cours de réalisation dans la wilaya ont permis de diversifier la base économique de cette collectivité locale surtout dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie. Cette amorce économique est favorisée par la situation économique de la wilaya qui attire les investissements dans différents secteurs productifs, notamment dans ceux stratégiques, de l’agriculture et de l’industrie. La wilaya de Tiaret occupe, géographiquement, une position stratégique lui conférant le statut de trait d’union reliant les wilayas du Nord-Ouest et celles du sud du pays, étant limitée au Nord par les wilayas de Relizane et Tissemsilt, au sud par celles de Laghouat et El Bayadh et à l’ouest par les wilayas de Mascara et Saïda et enfin à l’est par la wilaya de Djelfa. La wilaya de Tiaret dispose de plus de 1,6 million ha de terres agricoles dont 705 650 ha cultivables où activent environ 195 000 agriculteurs, selon les données de la Direction locale des services agricoles. La région du Sersou est parmi les zones productives de céréales à l’échelle nationale. En 2013, sa production céréalière a atteint le niveau record de 6 millions de quintaux. Les efforts déployés pour développer ce secteur, ces dernières années, ont été accompagnés par un intérêt pour l’extension des cultures irriguées. La surface globale des terres agricoles irriguées a atteint 33 000 ha destinés à la culture maraichère et à l’arboriculture fruitière. Cette wilaya, connue pour ses terres steppiques au Sud, se distingue par l’importance de sa richesse de son cheptel qui dépasse les 2 millions de têtes ovines et 60 000 têtes bovines. Ces potentiels ont permis de développer la production des viandes et du lait. De 48 millions de lait cru collectés en 1999, cette production atteint actuellement les 110 millions de litres, soit plus du double. Tiaret est également réputée pour son élevage de chevaux. Le centre équestre Chaouchaoua, l’un des plus grands centres d’élevage équestre au niveau national avec son centre d’insémination, contribue à la préservation et au développement des races du pur-sang arabe et du cheval barbe.
Outre le potentiel et la vocation agricole de la capitale du Sersou qui font la réputation de la région, la wilaya s’est attelée, ces dernières années, à relancer son industrie, en tant qu’important secteur soutenant la base économique escomptée. Cette option est illustrée par l’émergence d’importants projets industriels, notamment ceux liés à l’industrie mécanique concrétisés grâce au partenariat avec des partenaires étrangers de premier rang dans le domaine de la fabrication automobile. Parmi les unités ayant renforcé cette base industrielle figure une usine de production de véhicules industriels, une usine de fabrication de véhicules Mercedes Benz, réalisé depuis deux ans à Ain Bouchekif, dans le cadre d’un joint-venture entre le ministère de la Défense nationale, à travers son EPIC EDIV, la SNVI, le groupe émirati AABAR avec le groupe allemand Daimler (partenaire technologique). Le secteur de l’industrie automobile sera renforcé également par une nouvelle usine de montage de la marque iranienne Saipa dont les travaux seront lancés dans la zone d’activités de Zaaroura, dans le cadre du partenariat avec un investisseur privé, selon la direction de l’industrie et des mines. Pour compléter cette dynamique industrielle que connaît la région, l’unité de fabrication de batteries de Sougueur a opté pour le partenariat avec le MDN et un investisseur du Qatar, soutenu par un partenaire technologique italien, en vue d’élargir ses activités et améliorer la qualité de sa production.