Les Bourses du Golfe ont terminé en baisse dimanche, premier jour ouvrable dans les riches pétromonarchies du Golfe après le Brexit du Royaume-Uni. Les sept marchés des six pays du Golfe étaient fermés vendredi et samedi, jours de repos hebdomadaires dans la région.
Les valeurs, notamment immobilières, ont plongé à l’ouverture des transactions dimanche avant de se reprendre légèrement à la clôture. Le Dubai Financial Market, le plus exposé aux marchés financiers internationaux, a ouvert sur une chute de 5% avant de réduire ses pertes à 3,25% en fin de séance.
A un moment, les firmes d’investissement ont dévissé de 8% et les immobilières ont perdu 5%. Le marché saoudien a plongé de 4,1% à l’ouverture avant de terminer la journée en recul de seulement 1,1%. Les quinze secteurs cotés étaient en territoire négatif. Le Qatar Exchange a cédé 1,25% et l’Abu Dhabi Securities Exchange 1,85%. Et la Bourse de Koweït a terminé sur une baisse de 1,1%. Les petits marchés de Bahreïn et d’Oman ont été peu affectés, reculant respectivement de 0,6% et de 0,7%. Les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG – Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït) ont des centaines de milliards de dollars d’investissements en Grande-Bretagne et dans les pays de l’Union européenne. Ils détiennent notamment d’importants portefeuilles dans l’immobilier britannique. Des milliers de citoyens du CCG ont des propriétés dans ce pays. Les Britanniques ont également d’importants investissements dans l’immobilier de Dubaï qui accueille, avec les autres membres des Emirats arabes unis, plus d’un million de touristes britanniques par an.