Arrivé en demies, le rêve de consécration devient permis. Dans un match couperet tout peut arriver. Aux portes de apothéose européenne, le Portugal et le Pays de Galles devront s’expliquer pour poinçonner un seul et unique billet assurant la présence lors de la finale, prévue le 10 du mois en cours, du Championnat d’Europe des nations 2016.

 

 

Si les deux sélections, ne s’étant affrontées que 3 fois (avantage Portugais 2-1) toutes en amical, se connaissent mal, leurs deux joueurs providentiels se connaissent très bien. Cristiano Ronaldo – Gareth Bale sera le match dans le match.
En disputant sa quatrième demie sur les cinq dernières éditions (2000, 2004, 2012, et 2016), le Portugal n’a pu passer ce cap qu’en 2004 lorsqu’il avait abrité le rendez-vous. On craint que cela devienne un plafond de verre pour les Portugais. Ça sera le cas s’ils s’arrêtent de nouveau à ce niveau. En 2008, c’était l’unique fois où la « Selecçao » avait échoué à figurer dans le dernier carré. Pour cette édition française, la 15e toutes séquences confondues, les Lusitaniens ont toujours avancé au petit trot. Aucune victoire après les 90 minutes lors 5 matchs joués jusqu’ici et une qualification pour la phase à élimination directe obtenue grâce à 3 matchs nuls avec un match au scénario fou contre la Hongrie (3-3) lors de la 3e journée de la phase de groupe. A trois reprises, les demi-finalistes de 2012 étaient virtuellement éliminés du tournoi. Ils ont pu compter sur Cristiano Ronaldo qui les avait remis dans le bon chemin devenant le premier joueur à marquer dans quatre Euros différents. CR7, qui pointe désormais à une longueur du buteur historique de l’épreuve (Michel Platini avec 9 réalisations) ,avait par la suite battu le nombre d’apparitions en phases finales avec 17 rencontres européennes disputées. Sur le plan personnel, l’attaquant légendaire du Real Madrid, premier joueur à disputer trois demies dans la compétition, à l’occasion de devenir le troisième à marquer dans plus d’une demi-finale après son but en 2004 contre les Pays-Bas. Auparavant, Viktor Ponedelnik et Valentin Ivanov, avaient réalisé cette performance pour l’URSS en 1960 et 1964. Toujours concernant les individualités, dans l’équipe en face, Gareth Bale est l’homme fort du Pays de Galles. Le Madrilène a marqué sept des onze buts gallois en éliminatoires et distillé deux passes décisives. Il est impliqué sur 82 % des réalisations de sa sélection lors des qualifications. Ses stat’ sont moins bonnes sur le sol français. Sur les dix buts marqués par les « Dragons », il n’y a « que » trois (deux coup-francs et un dans le jeu) qui porte sa griffe pour une seule offrande délivrée (soit un taux d’implication de 40 %). Son rôle reste tout de même prépondérant. Il devra cependant faire sans son circuit préférentiel Aaron Ramsey (suspendu pour cumul de carton tout comme Ben Davies). L’absence du meneur de jeu, 4 fois passeur sur les cinq sorties dans cette épreuve, risque de se faire ressentir. Côte Lusitanien, William Cravalho (milieu de terrain) ratera cette empoignade pour la même raison. « Restons fidèles à nos valeurs. Donnons le meilleur de nous. Il y a trois millions de Gallois qui font la fête chez nous ce soir. Prenons tous du plaisir ensemble. Mon équipe est à la hauteur de ce défi. Ayons la même approche pour le prochain match. Je ne veux pas penser à la finale. Il y a déjà une demi-finale. Le Portugal. On ne pense qu’à ça », c’était l’appel lancé par sélectionneur de l’équipe Britannique Chris Coleman au sortir de la victoire en quarts contre la Belgique (3-1). Une chose est garantie, ses poulains ne sont pas en France en touristes. Ils peuvent prolonger le séjour en cas de victoire pour décrocher une finale historique.