En cette période estivale, le phénomène du marché informel a étendu ses tentacules, de sorte qu’aucune place publique, artère ou trottoir ne sont épargnés. Guelma est devenue un véritable bazar à ciel ouvert, où le piéton se trouve contraint d’emprunter la chaussée. Si durant l’après-midi, les artères principales du centre-ville sont investies par les vendeurs de pain, de kalbellouz et autres victuailles, après 18h, c’est un autre phénomè- ne des plus désolants qui s’installe, le plus normalement du monde. Il s’agit des marchands de brochettes, grillades et sandwichs, qui investissent littéralement l’avenue principale. Dans la ville de Guelma, rues, ruelles et autres espaces sont squattés par une déferlante de marchands ambulants, qui exposent leurs marchandises à même le sol. Les responsables et les services de contrôle concernés, par leur mutisme, semblent tolérer cet état de fait, alors que ces vendeurs occasionnels se réfugient derrière le chômage et la misère. A quand une véritable prise en charge de ce phénomène ? Depuis début mai dernier, la ville de Guelma est de plus en plus encombrée par le commerce informel. Les vendeurs à la sauvette n’épargnent aucune artère ou autre espace public. Au centre-ville, l’avenue du 1er Novembre, le boulevard Souidani Boudjemaâ, la placette de la mosquée Ibn Badis, la rue d’Announa, Bab Souk sont ainsi devenus de véritables bazars. Du matin au soir, des trabendistes, jeunes et moins jeunes, squattent les trottoirs où ils étalent toutes sortes de marchandises : habillement, fruits et légumes, voire appareils électroménagers. Ceci se fait, évidemment, au détriment des piétons qui sont contraints de circuler sur la chaussée, entre les voitures. Devant cette situation, l’opinion locale s’interroge sur la passivité des pouvoirs publics, sachant que le manège se passe au vu et au su des agents de sécurité qui sillonnent en permanence la ville de Guelma.