Les villageois de Taghzout, partageant le même réseau d’alimentation en eau potable à partir de sources situées en haute montagne que les villages de Tifilkout, Azrou, d’une part, et Iguefilène, d’autre part, qui se disputent la propriété, montent au créneau. 

Les citoyens du village Taghzout ont tenu, dans la journée d’avant-hier, un sit-in devant le siège de la wilaya de Tizi Ouzou pour attirer l’attention des autorités sur le problème qu’ils vivent en raison d’un conflit qui oppose les deux villages et qui ne les concerne pas. Ils se disant victimes collatérales, puisque leur village n’est plus alimenté en eau potable depuis plus d’un mois. « Et ce, écrivent-ils au wali, suite au sabotage perpétré sur le répartiteur alimentant les villages Taghzout, Iguefilène, Tifilkout et Azrou ». Expliquant les raisons de leur colère, un jeune membre du comité de ce village explique : « Le sit-in d’aujourd’hui a pour objectif d’interpeller les autorités, et le wali, pour réhabiliter le réseau de distribution de l’eau potable à partir des sources situées en amont et qui alimentent notre village en même temps que nos voisins. Cela fait un mois et demi que le réservoir de notre village ne reçoit aucune goute. Cette situation fait suite au conflit qui oppose ces derniers.
Nous dénonçons la passivité des pouvoirs publics qui tardent à appliquer la solution qu’ils ont préconisée l’été passé, pour mettre fin au conflit. » En effet, lors des réunions tenues au siège de la wilaya avec les villages concernés, instruction fut donnée par le wali aux services de l’hydraulique de procéder au captage de toutes les sources litigieuses et de répartir l’eau de façon équitable au bénéfice de tous les villages de la commune. Une solution qui tarde à être mise en œuvre, laissant le conflit qui oppose les deux factions villageoises se poursuivre au grand dam des habitants de Taghzout qui se trouve en contrebas de la conduite de distribution d’eau, « dont le répartiteur, protestent-ils, a été saboté ». Ces villageois, qui se retrouvent de fait privés d’eau, dans leur missive remise au wali, disent « se réserver le droit de défendre leurs droits. » n