La 8e édition du Festival international du cinéma d’Alger (Fica) – qui devrait avoir lieu en fin d’année – aura ceci de particulier qu’elle sera « élargie ».

La commissaire de l’événement, Zahra Yahi, a fait savoir que « pour cette 8e édition, nous allons élargir le champ géographique de la sélection et ferons appel aux films asiatiques, à leur tête coréens ; ce qui sera une nouveauté pour le public algérien », au même moment, « nous avons commencé à visionner déjà quelques films », a-t-elle ajouté hier dans une conférence de presse qu’a abritée le Centre national du cinéma et de l’audio-visuel (CNCA). En matière d’agenda, interpellée sur le risque de voir l’événement se chevaucher avec d’autres manifestations culturelles importantes, à l’image du festival du théâtre professionnel, la commissaire du Fica a avoué avoir « demandé au ministère de la Culture d’éviter ce problème en changeant les dates ». « Je suis certaine que ça va être pris en considération, de manière à ce que les festivals se suivent et qu’ils ne soient pas programmés aux mêmes périodes, car le public trouve des difficultés». Pour sa part, Ahmed Bejaoui, directeur artistique de cet événement, a déclaré que « pour le Festival de la musique classique, il n’y aura pas de problème car il va être programmé en septembre, il ne nous reste que le théâtre à régler pour qu’il n’y ait pas de piétinement, car nous, nous annonçons à l’avance nos dates et elles restent fixes ».
« Au cours de cette édition, la sélection de qualité sera optimale, sur 90 films visionnés, nous avons retenu 19, une chose guère facile pour nous », a de son côté ajouté Mme Yahi : « Nous avons vu des films de qualité qui ont brassé différents sujets et qui ont mis en exergue des valeurs humaines formidables, des films qui ont dénoncé les méfaits de la guerre […] ». Cependant, l’interlocutrice a parlé de l’importance du public dans l’édition passé : « Lors de cette édition, l’affluence du public était plus importante comparativement aux éditions précédentes, nous avons dépassé le cap des 8 000 spectateurs et nous nous en réjouissons, nous espérons avoir plus de public pour les éditions à venir », a-t-elle souhaité.
La question budgétaire de ce rendez-vous était l’autre sujet sur lequel se sont attardés les conférenciers, M. Bedjaoui estimant à ce propos qu’il « faut soutenir et investir de plus en plus dans la culture, car la culture est pérenne ! » « Aujourd’hui, Dieu merci, nous avons vu que les gens s’intéressent de plus en plus à la culture, et ça montre que la société algérienne évolue, elle est en plein développement, car la culture est un indicateur », a-t-il confié.