Huit équipes pour quatre tickets. Les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 05 février au Gabon) débutent ce soir (17h00) avec un alléchant et équilibré Burkina Faso – Tunisie.

L’empoignade, qui sera abritée par l’enceinte d’Angondjé de Libreville, constitue un défi important pour les Tunisiens qui ont échoué à passer ce stade de la compétition lors des 4 dernières tentatives.

Six éditions que les «Aigles de Carthage» n’ont pas pu disputer de demi-finale dans le tournoi continental. L’attente est longue et le signe indien a perduré. Les voisins souhaiteraient le briser cette fois. Petit retour en arrière, deux ans auparavant précisément, la Tunisie avait 9 orteils en demies lors de l’opus 2015 de la CAN abritée par la Guinée-Equatoriale. Le fait d’avoir hérité due la nation organisatrice en quarts était fatal pour les coéquipiers de Youssef Msakni. Un pénalty accordé généreusement par le referee Mauricien Rajindraparsad Seechurn, qui n’arbitrera plus après ce coup de pouce, aux Equato-guinéens dans les derniers instants de la partie et le sort qui bascule. Les coéquipiers de Wahbi Khazri se souviennent toujours de cette amère élimination et ils auront l’occasion de prendre une revanche sur le sort ce soir contre le Burkina Faso. La même sélection qui avait sorti la génération dorée de Hassen Gabsi et consorts à ce même stade de la compétition en 1998 à Ouagadougou. Les époques ont changé mais il y a un dénominateur commun : Henryk Kasperczak. Le technicien était sur le banc Tunisien en cette période faste de la Tunisie. Les temps changent mais à ce niveau, l’objectif reste le même : prolonger l’aventure. Depuis 1998, les Burkinabés ont pu jouer une finale en 2013 alors que leurs homologues du jour se sont adjugé leur toute première couronne. C’était en 2004 sur leur terre. Pour figurer dans le « Top 8 » les deux prétendants du jour ont dû cravacher dans deux quatuors assez relevés. « L’équipe Tunisienne s’est qualifiée avec brio pour les quarts de finale de la CAN après ses deux victoires face à l’Algérie et au Zimbabwe et a fourni un rendement et convaincant notamment au plan offensif. Nous devons continuer sur cette même lancée samedi (aujourd’hui NDLR) face au Burkina Faso même si nous sommes bien conscients que ce quart de finale match sera différent de nos matches du premier tour», indique Siam Ben Youssef. Quand il évoque la partie contre les « Etalons », le défenseur central, qui évolue avec le SM Caen (France), affirme qu’ « on ne peut pas parler d’adversaire à la portée, toutes les équipes qualifiées pour les quarts de finale ont de grandes qualités et sont respectables. Le Burkina Faso s’est qualifié dans un groupe très difficile où il y avait le Cameroun et le Gabon pays organisateur et a terminé en tête du classement et nous devons prendre toutes nos précautions face à cet adversaire qui est en train d’évoluer progressivement.» La méfiance est de mise contre les camarades de Jonathan Pitroipa, qui manquera le rendez-vous (déchirure musculaire) tout comme Jonathan Zongo (ligaments croisés), qui ont terminé premiers dans un groupe « A » où figuraient le Gabon, pays hôte, et le Cameroun l’autre qualifié. In fine, soulignons que c’est l’arbitre sud-africain, Daniel Bennett qui dirigera ce duel. Il sera assisté de son compatriote Zakhele Thusi Siwela et du Guinéen Aboubacar Doumbouya. Le Nigérien Yahaya Mahamadou sera le quatrième arbitre.