Le cinéma algérien sera représenté par cinq productions en compétition dans différentes catégories, et un long-métrage de fiction en hors compétition, à la 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Prévu du 25 février au 4 mars dans différents espaces de la capitale burkinabè, cette édition a pour thématique «Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel». Les longs métrages de fiction «Le Puits» de Lotfi Bouchouchi et «Les Tourments» de Sidali Fettar, concourront en compétition pour l’obtention du Yennenga d’Or, la plus haute distinction du Fespaco. Pour rappel, «Les Tourments» s’intéresse à Si M’hamed, un père de famille à la retraite, «dont les membres de la famille font face à de multiples tourments notamment son fils aîné qui a intégré un groupe terroriste», alors que le cadet des enfants «a choisi la voie de l’immigration clandestine». Ce drame familial d’une durée de 90 minutes, produit par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et la société Amin Intaj, est interprétée notamment par Reda Laghouati, Hamoud Loukal, Younes Laâroui, Rabéa Soltani, Fatiha Nesrine, Abdelkader Tadjer et Amine Bouchemla. «Le Puits» de Lotfi Bouchouchi, sorti en 2015 et projeté dans plusieurs villes du pays et dans différentes manifestations cinématographiques nationales et internationales, «relate les affres du colonialisme français» à travers l’histoire d’un village du sud algérien, assiégé et manquant terriblement d’eau. Le film propose à la fois une nouvelle vision de l’histoire de la guerre de Libération nationale et un drame éminemment humain. «Le Voyage de Keltoum» d’Anis Djaâd est en compétition court-métrage. Sorti en 2016, ce court-métrage est la troisième œuvre cinématographique du réalisateur, après «Le Hublot» en 2012 et «Passage à niveau» en 2014. L’œuvre aborde «de manière atypique le retour aux sources des immigrés à travers l’histoire de Keltoum qui se retrouve obligée de réaliser les vœux de sa sœur mourante, souhaitant un retour sur des lieux qu’elle considère comme sacrés, malgré de grandes difficultés financières». Avec «Bons baisers de Moruora», Larbi Benchiha continue de creuser le thème des essais nucléaires et leurs conséquences. Il sera en compétition Documentaire au Fespaco. Enfin, Djamel Azizi présentera son film «Le Tableau troué» en hors compétition, dans la catégorie «Panorama Longs métrages». Le film plante le décor à Tébessa, et s’intéresse à Lila, une artiste-peintre qui vit seule avec son fils Anis, âgé de 9 ans. Lila tient une galerie d’art dans l’ancienne ville romaine Thevest et tente d’exister par son art, mais se heurte au refus des commerçants du quartier et des «fanatiques» qui considèrent l’art comme un «péché». Parallèlement à l’histoire de Lila et à son combat quotidien, se raconte l’histoire d’un journaliste qui subit des pressions, lui aussi.