L’université Akli-Mohand-Oulhadj (Bouira), en partenariat avec le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Alger), et l’université Mouloud-Mammeri (Tizi Ouzou), tiendront, les 18 et 19 novembre, un séminaire international sur le triptyque «Territoire, entrepreneuriat et innovation : des acteurs pour la relance ?». 

 

Plusieurs pays y prendront part.
L’une des thématiques les plus importantes qui seront abordées a trait aux retombées territoriales des initiatives entrepreneuriales en termes d’emploi, de création de valeur et de gouvernance territoriale. En effet, la question de la gouvernance territoriale renvoie tout d’abord à celle du développement local. Elle se situe dans le contexte de l’implication croissante des acteurs locaux privés, publics et/ou associatifs dans les dynamiques de développement, dans leur capacité à se mobiliser et à se prendre en charge. Ce mode de gouvernance entend répondre aux évolutions organisationnelles, en prenant en compte les enjeux économiques et sociaux, formels et informels. Avec à la clé la sauvegarde des dynamiques et des flexibilités recherchées tout en assurant le respect des dispositifs institutionnels. Ce n’est pas tout. Au cours de ce séminaire, précise le Cread, il sera également question du rôle de la diaspora dans les investissements à impact territorial valorisant, ainsi que la politique étatique en faveur de l’innovation, les réaménagements institutionnels. Les experts algériens traiteront, entre autres, de la nécessaire diversification économique, la rente pétrolière, la centralisation des ressources et leurs effets sur les politiques de développement en Algérie, ainsi que les difficultés de la mise en place de la fiscalité locale et leurs impacts sur le développement territorial. Le centre explique également que l’idée de rechercher de nouvelles sources de financement des projets, des services et des actions en partenariat public-privé de «dimension territoriale s’impose aux acteurs sociaux et institutionnels». Dans cette optique, il est relevé la nécessité d’organiser et de gérer autrement les finances locales, favoriser les activités génératrices de ressources pour les collectivités territoriales. S’ajoute l’association des acteurs locaux à la prise de décision dans le respect des normes techniques et des principes de justice et d’équité pour prétendre à la bonne gouvernance. Le Cread note que l’objectif est de libérer les énergies et les initiatives et rendre possible les objectifs du développement soutenable tel que défini. D’importantes problématiques seront débattues pendant les deux jours du séminaire. De la gouvernance étatique centralisée à la gouvernance territoriale : quelle stratégie de transition ? Les politiques publiques de promotion du développement territorial : quelle efficience ? La mobilisation des ressources, la fiscalité locale et le développement local : quels modes de gouvernance territoriale ?n