Les travaux de réfection et réhabilitation, entamés il y a quelques années au grand bonheur des cinéphiles et autres de la ville de Aïn Beïda (25 kilomètres à l’est du chef-lieu de wilaya), la plus grande agglomération de la wilaya d’Oum El Bouaghi, n’ont finalement pas été achevés, faute d’enveloppe financière, selon des sources concordantes.

 

De ce fait, le cinéma est demeuré fermé depuis des années. Cette infrastructure ancienne de la ville de Aïn Beida appartenait initialement à la commune avant d’être transférée, sur décision des autorités compétentes, à la direction de la culture pour la prise en charge de sa gestion. Cependant, les travaux de la salle des fêtes et de la salle de conférences, notamment la façade extérieure, sont inachevés et la réception tarde à venir pour des raisons inconnues. Cette situation demeure d’un impact négatif pour une ville de plus de
120 000 habitants, disposant de deux salles, d’architecture coloniale, très prisées par la population de toute la région d’Oum El Bouaghi et qui abritaient auparavant des séminaires, des colloques, relatant notamment la Révolution algérienne, sur les personnalités telles l’Emir Khaled, qui a vécu dans cette ville (1919-1921), les cheikhs Chentir Boukeffa, Zinai Belgacem, Zemouchi… et accueillant des manifestations littéraires de la ville qui a vu naître Rachid Boudjedra, Rachid Kourichi Mohamed Laïd El Khalifa et autres. Enfin, les habitants de la plus grande agglomération de la wilaya d’Oum El Bouaghi attendent avec impatience l’achèvement des travaux de réhabilitation de la salle An Nasr (ex-Phare) qui constitue un patrimoine culturel et historique de la ville. La réouverture de ses portes constituera un foyer de rayonnement pour les jeunes de talent en quête de créativité. n