Gare aux voleurs de voitures et aux fuyards. Et pour cause, un tout nouveau type de véhicule vient d’arriver à Ghardaïa, trois unités en tout, équipent dorénavant les forces de police de la wilaya. Il s’agit de voitures équipées du système LAPI, pour lecture automatisée des plaques d’immatriculation.

Ce système permet de traquer les véhicules munis de fausses plaques d’immatriculation, mais surtout de détecter les véhicules volés et même ceux signalés ou recherchés pour divers motifs. Pour cela, plusieurs caméras intégrées et discrètes, installées sur le toit de la voiture, filment et photographient toutes les plaques.
Elles sont ensuite comparées avec le fichier central qui détectera si oui ou non le véhicule a été volé ou est recherché. Ce système permet de traquer les véhicules munis de fausses plaques d’immatriculation, mais surtout de détecter les véhicules volés. Baptisé lecteur automatique des plaques d’immatriculation « LAPI», ce système permet de comparer les photos prises par un dispositif caméra pour, ensuite, les comparer avec une base de données. Pour cela, plusieurs caméras intégrées et discrètes (quatre au total) vont filmer et photographier toutes les plaques. Elles seront ensuite comparées avec le fichier central qui détectera si oui ou non le véhicule a été volé. Cette nouvelle voiture, siglée Ford et équipée de caméras de marque américaine Motorola, est capable de contrôler plusieurs milliers de plaques, par heure, de jour comme de nuit. Des éléments appelés à utiliser ce nouveau dispositif hi-tech ont bénéficié d’une formation adéquate au niveau de la Direction régionale des services techniques de la Sûreté nationale à Ouargla. Selon l’officier Djaber Djâafri, responsable de la cellule de communication de la wilaya de Ghardaïa, « bien que la région ne soit pas particulièrement touchée par le phénomène du vol de voitures, ces trois unités vont quand même apporter beaucoup d’efficacité tant aux éléments de la police qu’aux usagers de la route.» Et il s’explique : «Avant, quand on suspectait un véhicule, il fallait l’immobiliser et procéder à de longues vérifications et attendre les résultats du Central. Aujourd’hui, ces désagréments sont finis pour les automobilistes qui n’auront plus à s’arrêter, sauf si le système les détecte comme conduisant des véhicules volés ou recherchés. C’est donc un appréciable gain de temps et de respect pour l’usager de la route. »

La police fait dans l’humanitaire
Dans un bel élan de solidarité, et suite à une campagne organisée en coordination avec la Fédération algérienne des donneurs de sang et la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), des dizaines de policiers, tous grades confondus, se sont présentés depuis la matinée du mardi au Centre de transfusion sanguine (CTS) de l’hôpital Dr Brahim-Tirichine de Sidi Abbaz, à Ghardaïa, pour faire don de leur sang. Cette campagne, qui au premier jour déjà a attiré de nombreux policiers, s’est étalée sur trois jours. Considérant l’important effectif de policiers mobilisés à Ghardaïa depuis les regrettables incidents, leur afflux vers le centre de transfusion sanguine a été très important, ce qui a contraint les responsables à diminuer le flux vers le centre de transfusion sanguine qui a été pris d’assaut par une masse bleue. Ce qui a permis de constituer un appréciable stock de cette substance vitale pour les malades et les accidentés, plus de 100 poches collectées. Il pouvait y en avoir bien davantage, mais des centaines de policiers ont été remerciés de s’être spontanément présentés, il était impossible de tous les traiter.
Pour rappel, cette campagne, célébrée chaque année par l’Algérie comme « journée nationale de don et des donneurs de sang le 25 octobre » et ce, en commémoration de la première réunion des donneurs de sang algériens, qui correspond aussi à la date de création de la Fédération algérienne des donneurs de sang, est la troisième du genre à être organisée par la DGSN après celle des 29 et 30 mars passé dans le cadre de la Journée maghrébine de don du sang, puis celle du 14 juin , lors de la Journée mondiale de don du sang. Ainsi, cette année, cette journée coïncide avec le 41e anniversaire de la création de la Fédération algérienne des donneurs de sang (FADS), sous le slogan retenu pour honorer tous les donneurs de sang « Gloire à nos donneurs de sang ». Selon l’officier Djâafar Djaber, le chargé de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya de Ghardaïa, à travers cette campagne, l’objectif escompté par la tutelle est, selon les termes mêmes de la DGSN, «d’ancrer l’action humanitaire et solidaire dans les rangs des éléments de la Sûreté nationale au profit des catégories qui ont grandement besoin de cette substance vitale, telles les victimes des accidents de la route et des malades hospitalisés».
Ajoutant que pour les éléments de la Sûreté nationale à travers l’ensemble du territoire national, «le don de sang est désormais une tradition qui permet de sauver des vies humaines et de redonner le sourire aux malades». Pour l’anecdote, rappelons que les éléments de la police au niveau de la wilaya de Ghardaïa sont très souvent sollicités pour un don de sang par les hôpitaux de la région. De tout temps, ils ont répondu présent. Quelquefois, ils sont si nombreux que beaucoup d’entre eux reviennent sans avoir pu accomplir leur don. C’est dire l’esprit d’humanité qui anime ce corps de sécurité, dont les rangs sont constitués d’enfants du peuple.