L’affaire opposant le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) à l’ex-président de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC), Rachid Fezouine remonte à l’ère du Dr. Tahmi, soit à l’année 2013 plus précisément. A ce moment-là, le ministère avait envoyé son inspection générale à la FAC

. Cette inspection générale du MJS émet un rapport défavorable à l’encontre du président de la fédération de cyclisme, et ce, à propos d’une irrégularité relative au Tour d’Algérie. Là, l’ex-président de la FAC indique que « la réglementation me donnait 30 jours pour lever les réserves des griefs, mais 15 jours avant l’expiration de ce délai, on m’envoie une lettre précisant que le ministère a déposé plainte auprès de l’Office central de répression de la corruption. » Le ministère de la Jeunesse et des Sports s’est donc constituée partie civile dans cette affaire en recourant à la justice. L’année dernière, le président de la fédération de cyclisme a obtenu un non-lieu par le juge d’instruction et l’affaire suivait alors son cours. Au mois de février dernier, le département géré par Ould Ali El Hadi a indiqué, dans un communiqué, que «la commission de recours de l’assemblée générale ordinaire de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC) a rejeté la candidature de Rachid Fezouine, candidat à sa propre succession au poste de président de la FAC».

La contre-attaque de Fezouine
Le rejet de cette candidature est motivé, ajoute la tutelle, par le fait que le MJS s’est constitué «en tant que partie civile auprès du tribunal de Sidi M’hamed dans la plainte déposée par l’Office central de lutte de la répression de la corruption». Il est évoqué aussi «un rapport défavorable de l’inspection générale du MJS en application à l’article 14 (alinéa 2) du décret exécutif 16//153 fixant les dispositions relatives aux dirigeants sportifs bénévoles élus». Or, la réponse de Fezouine à cette décision a été rapide lui qui a déclaré alors que «c’est une pure violation du secret d’instruction, que de me condamner en me déclarant inéligible, au moment où l’affaire qui m’oppose au MJS est toujours en cours d’instruction au niveau de la justice algérienne. Plus encore, dans cette même affaire, j’ai obtenu un non-lieu par le juge d’instruction. Il faut préciser que l’instruction se poursuit suivant les procédures de justice. Je n’ai aucun problème avec la justice ». Il rajoute : « Ils m’ont condamné alors que j’ai en main un non-lieu décidé par le juge d’instruction. » Aujourd’hui, l’ex-président de la fédération algérienne de cyclisme, fort du non-lieu de l’année dernière, attend la décision finale du juge pour confirmer le non-lieu et ainsi « ester » lui-même le MJS en justice à l’issue du délai réglementaire dans ce genre d’affaire.
S. B