Toutes les commandes publiques seront désormais réservées prioritairement aux entreprises locales, sauf dans certains cas exceptionnels. Le gouvernement, l’UGTA et le Patronat, en signant la Charte sur le Partenariat sociétaire, sont décidés à imposer le tempo dans ce sens.

L’orientation était dans l’air du temps. Après la mise en place de la Tripartite, en 1991, a été signé en 2014 le Pacte national économique et social de croissance, avant d’arriver à cette charte de partenariat sociétaire. Les objectifs annoncés de ce pacte sont l’accélération du processus des réformes économiques, le développement industriel, l’amélioration du climat des affaires, la protection sociale et l’amélioration du pouvoir d’achat. Autant d’ambitieuses visées. En tant qu’entreprise locomotive, Sonatrach a déjà donné l’exemple en confiant récemment des marchés pour plus de 400 millions de dollars à des entreprises algériennes. Ces mêmes contrats étaient destinés au départ à l’appel d’offres international. Le gouvernement semble, situation économique oblige, décidé à imposer le rythme à ce mouvement. Instruction a été adressée aux ministres, aux walis ainsi qu’aux dirigeants des groupes industriels de veiller, dans toute commande publique, à l’application de l’article 83 du Code des marchés publics. Ce dernier accorde à la production d’origine algérienne une préférence pouvant aller jusqu’à 25% sur les offres soumises. En attendant mieux. Cette instruction s’inscrit clairement dans le cadre de la volonté des pouvoirs publics d’encourager le développement des entreprises locales publiques, privées ou mixtes. Et d’encourager à consommer national. Ces efforts pour réduire la facture des importations devenue insupportable sont bienvenus. Mais il faudrait que la substitution soit en adéquation avec les normes de qualité et de disponibilité. On ne peut exiger du consommateur d’opter pour le local par défaut. Sinon on ne fera qu’encourager un phénomène que les Algériens ne connaissent que trop bien, le trabendo