Une nouvelle CAN et une nouvelle désillusion. Le handball algérien a manqué son rendez-vous avec le podium de la compétition abritée par le Gabon. Avant même son début, la campagne n’augurait rien de bon. De la désignation tardive du successeur de Bouchekriou sur le banc, aux importants absents, en passant par l’approximative préparation, on ne pouvait espérer une idéale participation.

En quatre ans, l’équipe nationale n’a pas pu stopper la périclitation. Et ce n’est pas la faute au Sept national qui a été livré à son sort par sa propre fédération. La FAHB est coupable d’avoir laissé l’équipe en hibernation avant de la réveiller brusquement un mois avant le début du 23e Championnat d’Afrique des nations. Court était le temps pour se mettre sur son 31 et être présentable pour courtiser une reine qui ne jure fidélité qu’à ceux qui la prennent au sérieux. Le sacre de 2014 à Alger semble désormais loin. A cent mille lieues. Quant à notre handball, il ne compte plus ses déboires. Le calice jusqu’à la lie, c’est ce qu’il est en train de boire.
Rien qui pourra assouvir la soif de gagner que les Fennecs ont pourtant affichée. Le nul contre la Tunisie (25-25) et l’élimination de justesse face à l’Angola (29-27) en quarts restent, néanmoins, porteurs d’espoir. Tout n’a pas été obscur. Tout n’a pas été noir car le potentiel est toujours là. Peut-on entretenir les lueurs ? Pour cela, il faudra, d’abord, que les responsables tâchent de retenir les leçons des échecs et arrêter de servir des intérêts qui sont les leurs. Beaucoup penseront que les coéquipiers de Messaoud Berkous sont les premiers coupables d’une campagne qu’on casera dans le passable. Le tout en étant persuadé que nos handballeurs auraient pu mieux faire. En tout cas, Habib Labane et son bureau fédéral, ainsi que l’ancien que gérait Saïd Bouamra, peuvent être fiers. Fiers d’avoir tout détruit et rien retapé depuis qu’ils sont en place. Des mois passés à donner l’impression qu’ils étaient dépassés. Une attitude d’incapables. Une honte pour ce sport qu’est le handball.
De la mainmise sur l’Afrique au « honteball », il fallait juste que des mains d’incompétents s’incrustent pour gacher le bal. Sans tact, on a paraphé une deuxième absence de suite au Mondial. Désastreux, consternant et inqualifiable !