Par ailleurs, le premier responsable du secteur des Transports a indiqué que le plan de développement d’Air Algérie prévoyait, après la réception du projet d’extension de l’aéroport international d’Alger au cours du 2e semestre 2018, le lancement progressif de nouvelles lignes aériennes vers plusieurs capitales africaines, dont Brazzaville, Libreville, Yaoundé, Addis-Abeba et Conakry.

Des destinations, a-t-il dit, qui viendront s’ajouter aux lignes déjà exploitées par la compagnie nationale vers Dakar, Niamey, Ouagadougou, Nouakchott et Abidjan.
L’activité d’Air Algérie en Afrique est très limitée et se base essentiellement sur le transit à partir et vers l’Afrique avec l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Asie et le Moyen-Orient. Les lignes directes vers les pays africains demeurant très restreintes en raison des faibles relations économiques et touristiques, a ajouté le ministre, soulignant que l’entrave majeure à l’élargissement du réseau de transport aérien au niveau continental était d’ordre économique (rentabilité de la ligne) et non pas d’ordre juridique. C’est pour ces raisons, poursuit le ministre, que l’Algérie a privilégié l’application des dispositions de la Déclaration de Yamoussoukro, relative à l’ouverture de l’espace aérien dans le cadre des accords bilatéraux. 
Abordant les difficultés qui se posent à l’application de la Déclaration de Yamoussoukro, Zaâlane a indiqué qu’elles sont dues au manque de moyens permettant à la compagnie nationale de faire face à la concurrence rude des grandes compagnies aériennes africaines. Il a affirmé, à ce propos, que l’Algérie «n’est pas opposée à l’application de la Déclaration de Yamoussoukro» mais a différé son application, à l’image de plusieurs Etats africains, en attendant la réunion des conditions nécessaires et le lancement du plan de développement permettant à la flotte aérienne nationale de faire face à la concurrence. 
F. D.