L’attentat à la bombe, qui a explosé au passage du convoi militaire, mercredi passé dans la région de Tébessa, faisant 5 morts et 2 blessés, a donné lieu à un redéploiement immédiat des troupes avec pour objectif l’élimination du groupe terroriste à l’origine de cette attaque sanglante.

Ainsi, selon des sources sécuritaires, 3 bataillons totalisant près de 2 000 hommes des forces spéciales de l’ANP, ont été dépêchés entre les wilayas d’El Oued et Tébessa, à proximité des frontières tunisiennes, situées à quelque 80 km du gouvernorat de Gafsa (Tunisie). Ce redéploiement inclut un ratissage de toute la région avec une couverture aérienne, où hélicoptères et avions de chasse surveillent tout mouvement suspect afin d’intervenir pour mettre hors d’état de nuire ce groupe de criminels. De leur côté, les Tunisiens ont dépêché des forces spéciales pour empêcher toute incursion sur leur territoire, et ainsi prendre en étau la horde qui n’aura de ce fait aucune issue qui pourrait lui permettre d’échapper à la traque engagée par les forces de sécurité.
Toute la frontière sud-est, englobant un territoire de plusieurs milliers de kilomètres carrés, s’étendant de Tébessa à la wilaya d’El Oued, située plus au sud, en passant par El Houidjbat, Elma Labiod, Bir El Ater, Negrine, Beni Guecha et Debila, est quadrillée par les troupes à la recherche de ce groupe qui ferait partie d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
L’analyse de la situation sécuritaire de la région par des experts fait état de renforts, composés de djihadistes chassés de Syrie et d’Irak, qui seraient venus prêter main-forte à cette dernière frange terroriste d’Aqmi, quasi décimée par les forces de sécurité algériennes déployées dans la région. Ce vaste territoire semi-désertique et accidenté constitue pour les terroristes une sorte de sanctuaire et une base de repli, avec des caches d’armes, de munitions et de provisions, à partir de laquelle ils peuvent planifier leurs attentats dans le but de déstabiliser toute la région. La réaction de l’état-major de l’ANP a été très rapide et il est très probable, au vu des moyens déployés, que ce groupe soit anéanti très prochainement.