Organisé par la Chambre de commerce et d’industrie du Sahel de Boumerdès (CCI Sahel), en collaboration avec Unicom, le Premier Salon sur la finance islamique en Algérie a ouvert, avant-hier, et pour trois jours, au niveau de la Maison de l’environnement de Boumerdès.

De nombreux partenaires activant dans le domaine de la finance islamique, des organismes bancaires et des assurances ainsi que des experts en la matière y ont pris part. Les fondamentaux de la finance islamique, le cadre réglementaire et les normes de la charia sont des thèmes développés par des intervenants durant la première journée, où a été mis en exergue ce mode de financement. Cette rencontre économique est une opportunité pour les participants pour mieux comprendre les techniques du système de financement islamique ainsi que ses intérêts, lequel est susceptible de consolider le système économique national, ont indiqué les conférenciers. Il peut être un facteur complémentaire pour le développement économique du pays, qui a subi les effets de la crise mondiale suite à la chute des prix des hydrocarbures. La diversification des sources de financement est une option vers laquelle convergent les participants avec la promulgation des lois allant dans le sens du développement économique en n’excluant aucun domaine d’activité. Selon le président de la CCI Sahel, M. Khadraoui, cette rencontre est une opportunité pour expliquer le mode de fonctionnement de la finance islamique, d’une part, et contribuer au développement de ce mode financier afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle complémentaire au système financier classique, d’autre part. « L’intégration de la finance islamique est une opportunité pour capter et mobiliser les autres ressources financières notamment celles se trouvant dans l’informel, lesquelles sont très importantes », dira-t-il en rappelant le rôle primordial de la finance islamique à côté de la finance classique afin de permettre un développement fiable pour l’économie du pays. Evoquant les principes de la finance islamique, qui reposent sur la justice, l’équité et la transparence, Mohamed Benarbia, directeur général de Salama Assurances, dira que l’Etat est interpellé pour encourager ce mode de financement car pouvant contribuer de manière significative au développement économique du pays et cela en adoptant une législation y afférente, a-t-il expliqué.