Les médias belges mettent en Une la mort par arrêt cardiaque du coureur belge lors de la course Paris-Roubaix dimanche. Le drame rappelle dans ce pays le décès d’un autre jeune coureur belge, Daan Myngheer, mort fin mars 2016, à l’âge de 22 ans.

La mort du coureur belge, décédé dimanche soir quelques heures après l’arrivée de Paris-Roubaix, barrait hier matin le Une des sites des médias flamands, témoin de l’émotion qui s’est emparée du pays.
Dimanche après-midi, le jeune Belge (23 ans), victime d’un arrêt cardiaque, avait été retrouvé inanimé sur le deuxième des vingt-neuf secteurs pavés de la « reine des classiques » (257 km). Les circonstances exactes de sa chute n’ont pas été précisées. Secouru pour un arrêt cardiaque, il a été héliporté à Lille, où il est décédé dans la soirée.

« Drame sur le Paris-Roubaix »
La chaîne publique VRT souligne que « le monde du cyclisme (est) en deuil » alors que Het Laatste Nieuws s’arrête sur un « Drame sur le Paris-Roubaix », remporté par le champion du monde Peter Sagan. Une photo de Goolaerts avec maillot bleu de son équipe Willems Véranda et casque barre aussi la une des sites de Nieuwsblad et De Standaard. Michael Goolaerts « est mort dimanche soir à 22h40 à l’hôpital de Lille en présence des membres de sa famille et de ses proches, à qui nous pensons fort. Il est décédé d’un arrêt cardiaque. Toute assistance médicale était inutile », avait indiqué dans la nuit un communiqué de Vérandas Willems en précisant qu’il n’y aurait « pas d’autre communication pour donner le temps à ses proches de faire face à cette perte terrible ». Le pronostic vital était engagé pour Michael Goolaerts qui prenait part pour la première fois à Paris-Roubaix, avait annoncé en début de soirée le bulletin médical de la course. Le quotidien La Dernière Heure rapporte le témoignage du directeur sportif de l’équipe de Goolaerts, le Néerlandais Michiel Elijzen, recueilli par le journal néerlandais AD. « J’ai directement vu que c’était très grave », a raconté le responsable de la formation Vérandas Willems, qui s’était arrêté pour prêter assistance à son coureur. « Les médecins étaient déjà auprès de lui et ils ont effectué un très bon boulot ». Une enquête a été ouverte Le parquet de Cambrai a ouvert une enquête après le décès du jeune cycliste belge Michael Goolaerts, dimanche soir quelques heures après l’arrivée de Paris-Roubaix. «Ce n’est pas une enquête pénale, c’est une enquête qui vise, quand les circonstances d’un décès sont inexpliquées, ce qui est le cas quand un jeune homme de 23 ans meurt de manière quasi subite, à élucider les circonstances sans pour autant présumer l’existence d’infractions», a précisé le parquet de Cambrai. Dans le cadre de cette enquête, une autopsie sera pratiquée dans les prochains jours en France. La date exacte n’a pas été fixée pour l’instant. «Selon les premiers éléments, c’est un malaise, sans doute cardiaque, qui a provoqué la chute, ce n’est pas la chute qui a provoqué son état», a ajouté le parquet. Sa dernière course, avant Paris-Roubaix, datait d’une semaine. Il avait pris le départ du Tour des Flandres sans aller jusqu’au bout (abandon) et comptait à son actif 20 jours de compétition en 2018, un peu plus de 3000 kilomètres en course.