Des spécialistes du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) ont affirmé hier à Alger que le premier jour de Ramadhan devrait coïncider avec le jeudi 17 mai. En tout cas, selon les calculs qu’ils ont effectués et qu’ils ont présentés au cours d’une conférence de presse organisée à l’initiative du ministère

des Affaires religieuses et des Wakfs. Sous le thème « Timing religieux », l’astrophysicien Mourad Fouka a souligné que « la journée de vérification du croissant lunaire sera le mardi 15 mai, sachant que sa forme en tant que telle ne pourra être constituée, ce qui rendra sa détection impossible ». En conséquence, «la première  nuit durant laquelle sa détection sera possible sera le mercredi 16 mai, donc le premier jour de Ramadhan sera le lendemain, le jeudi 17 mai ».
Le spécialiste du Craag ajoute aussi que «pour ce qui est de Chawal, le début de ce mois sera le mercredi 13 juin mais, là aussi, il sera impossible de détecter la lune associée. Il ne sera possible de le percevoir que durant le jeudi 14 juin et encore, à condition que le ciel soit dégagé. Du coup, la fête de l’Aid el Fitr  sera le vendredi 15 juin ».
Le même spécialiste affirme que ces calculs ont été faits sur des bases scientifiques solides, mais « si la commission de vérification installée par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs arrête le premier jour de jeûne à une autre date que la nôtre, même par erreur, les scientifiques ne feront aucun commentaire pour ne pas créer de divergences».
Justement, à ce propos, le ministre Mohamed Aïssa a fait prévaloir l’indépendance de cette commission installée chaque année dans le but de déterminer le début et la fin du mois de Ramadhan. Une commission qui a toujours «travaillé indépendamment de toute influence politique ou sécuritaire».