S’opposant farouchement à la prolifération des armes nucléaires, l’Algérie ne se prive pas pour autant du développement de l’énergie nucléaire civile qu’elle ambitionne d’utiliser à des fins pacifiques et de verser au compte de la diversification des sources énergétiques du pays, principalement dans le domaine de l’électricité.

Le nucléaire civil peut aussi contribuer au développement de nombreux secteurs dont la consommation énergétique traditionnelle peut également compter sur un mix électricité-nucléaire à divers avantages. Dont celui du coût à l’exploitation. Parmi ces secteurs, on peut citer l’hydraulique, la santé ou l’agriculture qui figurent en position privilégiée dans le projet de loi sur le nucléaire civil élaboré par le ministère de l’Energie et dont le texte se trouverait actuellement en examen au niveau du gouvernement.
En cas d’approbation par les différentes instances concernées, ce projet devra toutefois compter sur des mécanismes et autres organismes en mesure de lui garantir une mise en application sans grandes entraves sur le terrain.
C’est dans cette logique d’ambitions, et de planification préalable à dégager, que le Commissariat pour l’Energie atomique est en train de jouir d’un intérêt de plus en plus grandissant en provenance des pouvoirs publics. Intérêt qui se manifeste à travers des initiatives pouvant permettre à ce commissariat de remplir son rôle d’instrument servant à concevoir et à mettre en œuvre la politique nationale de promotion et de développement de l’énergie et des techniques nucléaires à des fins pacifiques.
Dernière initiative du genre, l’installation, hier, d’un nouveau responsable à la tête du Comena qui, à l’occasion, vient mettre fin à deux années d’intérim à ce poste stratégique.
Opérée quelques petites semaines seulement après la révélation d’un projet de loi sur le nucléaire civil, cette installation semble obéir également à un souci assez explicite : celui qui consiste à doter cet organisme d’une ressource humaine aux compétences avérées dans le domaine, et sans laquelle la ressource nucléaire ne saurait s’épanouir.