Téhéran a démenti hier les informations parues dans la presse selon lesquelles une rencontre aurait lieu entre le président iranien Hassan Rohani avec son homologue américain Donald Trump en marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies prévue la semaine prochaine à New York, ont rapporté des médias locaux.

« L’Iran n’a pas demandé de rencontre avec Donald Trump dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies », a déclaré Bahram Qassemi, porte-parole de la diplomatie iranienne, en démentant les informations diffusées par la presse. «Je tiens à souligner à nouveau que la partie iranienne n’a jamais demandé une rencontre avec M.Trump», a-t-il indiqué, selon l’agence IRNA. Le représentant spécial américain pour l’Iran, Brian Hook, avait déclaré, mercredi dernier, que «Washington voulait négocier avec l’Iran un traité qui couvrirait à la fois le programme nucléaire et le programme balistique de Téhéran». Il avait, à cette occasion, présenté l’accord de 2015 comme un simple «accord personnel entre deux gouvernements», et «non comme un traité». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a contesté sur son compte Twitter cette interprétation. «L’accord signé à Vienne en juillet 2015 était bien un accord international confirmé par une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu», avait précisé le chef de la diplomatie iranienne. «Les Etats-Unis ont violé les engagements de ce traité (…) Apparemment, ils se moquent des appels à la paix», avait ajouté également le ministre iranien.
Les cinq autres pays signataires de l’accord de 2015 (France, Allemagne, Royaume-Uni, Chine et Russie) tentent de le sauver après le retrait unilatéral des Etats Unis en mai dernier, affirmant qu’il est le meilleur moyen d’encadrer les activités nucléaires de l’Iran.