Pas moins de onze passagers d’un véhicule soupçonné de transporter clandestinement des migrants sont morts brûlés vifs hier, à la suite d’une collision frontale avec un camion dans le nord de la Grèce

, a annoncé la police dans un communiqué, repris hier par des médias. Les pompiers ont extrait onze corps du véhicule à bord duquel «se trouvaient très probablement des migrants» et qui faisait route vers Thessalonique, une agglomération également située dans la partie septentrionale de la Mer Egée. Le chauffeur du camion, qui se dirigeait vers Kavala, une ville de la côte nord-est, s’en est en revanche, «sorti indemne». La police grecque a souligné dans le communiqué, que ce véhicule avait par le passé été utilisé pour le passage illégal de migrants, et que son conducteur n’avait pas obtempéré plus tôt samedi aux sommations de policiers qui voulaient procéder à un contrôle. Jeudi, la police privilégiait la piste criminelle concernant la mort de trois jeunes migrantes, retrouvées la veille dans un champs près de la zone tampon du fleuve Evros (nord-est), qui marque la frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie. Juin dernier, l’accident d’une camionnette utilisée par des passeurs transportant seize personnes, avait fait six morts, dont trois enfants près de Kavala. Le flux migratoire en Grèce a repris en 2018 à la fois via la frontière terrestre d’Evros avec la Turquie et via les îles grecques de la mer Egée, situées en face des côtes turques.n