Le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad a annoncé sa candidature à sa propre succession à la tête de l’organisation patronale, dont l’assemblée générale élective est prévue pour  le 15 décembre prochain.

Dans une lettre adressée aux membres du Forum, M. Haddad a officialisé sa candidature pour un second mandat qui sera, selon lui, celui de la consolidation des acquis et du renforcement de la place du FCE sur l’échiquier socio-économique du pays.
«Consolider les acquis déjà réalisés, assumer une représentation de notre Forum digne de sa grandeur, de sa dimension actuelles et mettre en œuvre un programme d’action au service des entreprises et dans l’intérêt de l’économie nationale est le nouvel engagement que je prends devant vous pour la poursuite de cette nouvelle phase», a déclaré M. Haddad devant ses pairs du Forum.
«C’est dans cet esprit que je compte présenter ma candidature à la présidence du Forum des chefs d’entreprise», a-t-il expliqué, ajoutant que le respect des conditions réglementaires de déroulement de l’assemblée générale élective «m’oblige à m’astreindre à ce niveau et de revenir vers vous avec le détail de mes propositions pour le prochain mandat durant la période consacrée statutairement
à la campagne électorale». Avant l’annonce officielle de sa candidature, M. Haddad a dressé le tableau des acquis du Forum, ainsi que les missions qu’il compte accomplir dans le cas d’une réélection, sans omettre de faire état de certaines «carences» constatées dans le fonctionnement de l’organisation. Il a ainsi relevé que le mandat qui s’achève est le premier pour le FCE dans sa nouvelle configuration d’organisation qui «s’est amplement développée et qui a fait le choix collectif d’élargir son assise sur le territoire national et auprès des opérateurs afin de peser davantage et efficacement dans le champ socio-économique», estimant que le FCE a opéré «une totale mutation qualitative et quantitative». Faisant à cet effet une évaluation d’étape, il dira «c’est un mandat de construction, de consolidation et de mise en place des outils de pérennisation de l’organisation», soulignant qu’à chaque phase historique du développement économique du pays «correspondent de nouvelles formes d’organisation et de représentation de ses composantes socio-économiques». Pour M. Haddad, le FCE «est devenu incontestablement un acteur majeur du paysage socio-économique de notre pays, écouté par les institutions et respecté par ses partenaires. Il est un interlocuteur crédible et sollicité prioritairement par la communauté d’affaires étrangère et attentif aux préoccupations de notre diaspora». Il a ajouté que le fonctionnement régulier et transparent de ses instances constitue le meilleur gage de sa pérennisation et l’élargissement, sans commune mesure, de sa représentativité au sein de la communauté d’affaires nationale avec des délégations sur tout le territoire et dans plusieurs pays à l’étranger, le meilleur indice de cette évolution que nul ne peut contester».
A son auditoire, M. Haddad a noté que «ces rappels ne sont faits que pour signifier, qu’aujourd’hui, le FCE a pris une dimension telle que la tâche et la responsabilité de sa représentation sont devenues lourdes à porter», estimant que le Forum «dispose actuellement de tous les instruments matériels et organiques qui lui permettront d’envisager son avenir et d’entamer une nouvelle phase avec sérénité et de mener son action dans une plus grande proximité des préoccupations des entrepreneurs». Et au patron du FCE de promettre une nouvelle phase qui «va s’ouvrir avec tenue de l’assemblée générale pour le renouvellement régulier des instances de la direction».
Il faut rappeler qu’Ali Haddad est président du Forum des chefs d’entreprise depuis novembre 2014, en succession à Réda Hamiani. Le Forum regroupe 4 000 chefs d’entreprise représentant plus de 7 000 entreprises. Les sociétés membres du FCE cumulent un chiffre d’affaires global de plus de 4 000 milliards de dinars.