Arrivé lundi soir en compagnie de son épouse et du Premier secrétaire de l’ambassade, à l’aéroport Moufdi-Zakaria de Ghardaïa, Son Excellence, l’Ambassadeur du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord en Algérie, Barry Robert Lowen, a passé la nuit dans le superbe gîte traditionnel « Tarist », situé au fond de la luxuriante palmeraie de Beni Izguène, où il a, selon ses propres propos, dîné avec de la délicieuse viande de dromadaire.

Il a entamé sa journée de mardi par une visite au wali de Ghardaïa, Azzedine Mechri, qui l’a longuement reçu en son siège de la wilaya. A la Chambre de commerce et d’industrie M’zab, située en plein centre-ville, Barry Robert Lowen, a déclaré à la presse : « Nous avons fait un large tour d’horizon avec Monsieur le wali sur les opportunités d’un partenariat gagnant/gagnant pour nos deux pays. Il y a beaucoup de domaines où il y a possibilité de travailler ensemble, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, de l’industrie, de l’enseignement et de la recherche scientifique. » Ajoutant : « La discussion a été riche en enseignements du fait que c’est la première fois que je viens à Ghardaïa, où, je dois vous avouer que mon épouse était déjà venue ici au mois de mars passé et m’avait encouragé à visiter cette merveilleuse région. Votre pays dispose de beaucoup d’atouts, de compétences et de moyens pour aller de l’avant, et le Royaume-Uni est prêt à apporter sa contribution dans un partenariat diversifié dans divers domaines », et ce, avant d’aller rencontrer les opérateurs économiques et hommes d’affaires de la wilaya dans la salle de conférences de la Chambre de commerce et d’industrie du M’zab, où il a été accueilli par le président et le directeur de cette chambre, respectivement, Saïd Alouani et Mustapha Nedjar, ainsi que par Omar Fekhar, le P/APC de Ghardaïa et le député indépendant Yahia Abaza. Un débat a été ouvert sur les opportunités et les besoins de chaque pays des ressources de l’autre dans le cadre d’échanges. «Pour le Royaume-Uni, l’Algérie est un marché important du fait d’abord des relations historiques qui existent entre les deux pays. Aujourd’hui, le programme de développement tous azimuts de l’Algérie, qui dispose d’un marché important et diversifié et qui jouit d’une position géographique particulière et d’une stabilité politique reconnue, est fort de ces paramètres à même d’attirer les opérateurs britanniques ». Barry Robert Lowen a longuement exposé les avantages offerts aux investisseurs par les lois de son pays. «Nous ambitionnons de donner un nouveau souffle à la coopération multilatérale algéro-britannique afin de la hisser au rang d’excellence des relations politiques et partager notre expérience de développement avec l’Algérie pour relever les défis de la mondialisation ». C’est, encore une fois, le problème de visas aux hommes d’affaires et aux étudiants qui a fait débat, même si beaucoup d’intervenants ont insisté pour l’ouverture d’un British Council ou d’un British School, selon les uns et les autres. «L’anglais est devenu une langue importante dans les relations internationales. Dans tous les domaines, qu’ils soient scientifiques, économiques ou culturels, la langue anglaise prédomine. Nous souhaitons votre aide pour l’ouverture d’une école britannique d’enseignement de la langue de Shakespeare à Ghardaïa.» Promettant d’étudier la demande, l’ambassadeur a ensuite rencontré la presse avant de se rendre au siège de la radio de Ghardaïa. « Nous voulons, à travers ces échanges, promouvoir et concrétiser des relations de coopération fortes muées par le respect des intérêts réciproques.  L’objectif visé à travers ce type de rencontres est de rapprocher davantage les opérateurs des deux côtés et ce, dans l’optique de présenter et d’expliciter les mécanismes d’investissement et de partenariat offerts des deux côtés», a-t-il déclaré à la presse venue couvrir sa rencontre avec les opérateurs économiques de la région, très nombreux à y assister. Au siège de la radio locale, il a été reçu par Mohamed Bassaoud, le directeur, et tout le personnel qui lui a souhaité la bienvenue. Il a visité les différents services de la radio, s’est enquis des conditions de travail des journalistes et des techniciens avec lesquels il a discuté dans un parfait arabe classique.
Il a été agréablement surpris d’apprendre qu’une formation dispensée par la BBC est en cours à Ghardaïa au profit des journalistes de la radio. Après l’inévitable séance photo de famille dans le patio, l’ambassadeur s’est rendu par route à Ouargla, à 200 km plus au sud de Ghardaïa.