Il a fallu près de six mois de blocage pour que, finalement, la crise au niveau de l’APC d’Aïn Berda, une commune située à 30 km au sud-ouest de la wilaya

d’Annaba, trouve son dénouement et que les élus consentent enfin à rejoindre leurs postes au niveau de l’Assemblée. Cette situation de blocage avait eu un impact très négatif quant au développement de cette commune agropastorale, qui avait bénéficié récemment d’une décision de création d’une grande zone industrielle à Aïn Essid, une localité dépendant de cette circonscription administrative.
Tous les secteurs ont été touchés par ce blocage, particulièrement les intérêts de milliers de citoyens qui avaient eu recours à chaque fois à des sit-in et rassemblements pour protester contre cette situation.
La tutelle qui, au départ, comptait sur des initiatives locales pour régler les différends opposant les élus, a décidé de prendre les choses en main pour que cette commune retrouve son fonctionnement normal et ainsi prendre en charge les projets lancés dans le cadre du plan communal de développement et veiller à leur réalisation.
Toufik Mezhoud, wali d’Annaba, s’est déplacé récemment au niveau de cette commune pour entreprendre une action de conciliation entre les élus et ainsi régler une fois pour toutes cette crise qui a pénalisé aussi bien le développement que les citoyens habitant cette localité. La réunion, qui s’est tenue mardi passé au siège de la daïra, a été salvatrice, le wali ayant su désamorcer la crise en prononçant devant les élus réunis en la circonstance un discours dans lequel il avait mis l’accent sur le rôle des élus dans la prise en charge des préoccupations des citoyens qui les avaient choisis pour les représenter et qu’ils se devaient d’assumer leurs missions. « Il faut mettre de côté les conflits et les frictions personnels, les divergences, les calculs politiques et les ambitions pour se consacrer exclusivement au développement de la commune et servir les citoyens », avait-il notamment souligné.
A la fin de la réunion, les élus se sont engagés à reprendre leurs fonctions et ont tenu tous à signer l’ordre du jour prévoyant des délibérations en 32 points dont l’étude et l’approbation du budget 2019. Le conflit est donc dépassé et l’Assemblée a repris son fonctionnement normal mercredi passé au grand soulagement des citoyens.