En dépit du manque de moyens pour certaines disciplines sportives dans la wilaya de Bordj, les résultats sont souvent au rendez-vous. A l’instar des clubs de futsal, de hand, de volley et de basketball qui ont pu rafler plus d’un titre.

L’athlétisme n’est pas en reste puisque l’équipe nationale, composée de 36 membres, toutes catégories confondues, a brillé par la seule médaille d’or engrangée par Oussama Cherrad, de la catégorie des U20, dans les championnats arabes d’athlétisme tenus dernièrement à Amman. Et grâce à sa persévérance et son assiduité dans les différentes compétitions, il a pu franchir la ligne d’arrivée pour offrir à l’Algérie une médaille d’or. A son palmarès aussi, le titre de champion du monde cadets des sports scolaires tenus à Paris. Malgré le couac dans ses participations au championnat du monde cadets, au Kenya en 2017, et au championnat du monde juniors, en Finlande en 2018, Oussama Cherrad a pu rebondir pour être sélectionné lors du cross-country organisé à Béjaïa en 2018 et décrocher un stage de trois mois aux Etats-Unis, avant d’entamer les championnats arabes. A son actif également, cinq titres consécutifs du championnat national de cross-country dans les catégories cadets et juniors. Le challenge de cross-country El Mokrani est une autre compétition sportive qu’organise chaque année la ligue d’athlétisme de Bordj, où des athlètes de tous bords y convergent pour concourir à des classements qualifiants aux différents rendez-vous sportifs. La dernière en date remonte à quelques semaines, où le circuit Boumergued a abrité la 29e édition dudit challenge. Sauf que le manque de moyens, là encore, se fait sentir. « Parfois, on a du mal à prendre en charge des athlètes qui viennent des autres wilayas, soit en termes d’hébergement ou de transport. A ce propos, nous lançons un appel aux responsables de nous donner un coup de pouce», nous dit Mohamed Mihoubi, président de la Ligue de wilaya d’athlétisme. Il a tenu à énumérer une série de «restes à réaliser», notamment la réfection de la piste du stade d’athlétisme, le gazon qui s’assèche, faute d’eau, le manque d’éclairage… Toutefois, cette infrastructure jouxtant la forêt récréative, a, selon notre interlocuteur, retrouvé son éclat « après des années où l’endroit servait de refuge à toutes sortes de délinquance ». « Je réitère, à travers vous, mon appel aux responsables de prêter plus d’attention à la discipline d’athlétisme, qui donne des champions et de mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour mieux briller sur les podiums et mieux entretenir cet espace qui draine des citoyens de tous âges et sexes, qui viennent pour se dégourdir les jambes et inhaler un peu d’air frais », conclut-il.