Le parti de l’Alliance nationale républicaine (ANR) a plaidé, hier, pour le respect des délais constitutionnels de l’élection présidentielle prévue au mois d’avril prochain.

S’exprimant à l’occasion de la réunion du Bureau national du parti, son secrétaire général, Belkacem  Sahli, a défendu le principe du «respect des délais constitutionnels» d’organisation de l’élection, de façon à permettre aux Algériens, dira-t-il, «d’exercer leur souveraineté populaire».

Le parti a fait état de sa «confiance totale » quant au souci qu’accorde le président de la République à la stabilité et la pérennité de l’édifice institutionnel de l’Etat, qui repose sur le respect de la volonté populaire. L’ANR a réitéré, par la même occasion, son option pour «la continuité» et son soutien pour le président Bouteflika afin de «préserver les acquis et de dépasser les lacunes enregistrées, de consolider les réformes…»
M. Sahli a tenu, à cette occasion, à réaffirmer la position de sa formation politique lors de l’élection présidentielle exprimée dans le cadre du groupe dit «la continuité pour la stabilité et la réforme», critiquant les différentes initiatives lancées récemment et qui ont accentué, selon lui, le flou sur la scène politique.
L’ANR s’est aussi adressée aux partis de l’opposition appelés à contribuer dans le débat politique à travers leurs programmes et candidats au lieu d’évoquer des prétextes du genre «jeu politique fermé» ou «de fraude anticipée en cas de candidature du président pour un nouveau mandat».
Le parti a salué également «les clarifications apportées» par l’Armée nationale populaire en rappelant «le devoir de réserve» aux anciens officiers qui s’expriment dans les médias notamment par rapport au prochain rendez-vous électoral.
Sur un autre registre, l’ANR a appelé le gouvernement à accélérer le processus de mise en œuvre de la stratégie de relance économique, à travers une rationalisation des dépenses, une diversification des ressources de financement et de procéder à une évaluation du financement non-conventionnel qui atteint des niveaux inquiétants. Le parti a tenu également à exprimer son «inquiétude» quant à l’ampleur prise par le phénomène de la migration clandestine et ses répercussions négatives sur la société, estimant «nécessaire» un traitement du phénomène dans une stratégie multidimensionnelle, mettant en évidence l’impératif d’offrir aux jeunes des possibilités d’emploi et de formation.
L’ANR a exprimé sa désapprobation sur les pressions que tentent d’exercer certaines organisations non-gouvernementales sur l’Algérie sur le thème des migrations clandestines, plaidant pour une prise en charge de la question à travers une stratégie nationale et régionale qui tiendrait compte des dimensions socio-économiques, humaines et sécuritaires du phénomène.
Le parti s’est félicité, par ailleurs, de l’installation officielle, depuis mardi dernier, de la composante de l’Académie algérienne de la langue amazighe. Sur le plan organique, l’ANR prévoit la tenue, vers la fin du mois en cours, de la deuxième session ordinaire de son conseil national tout en multipliant ses activités politiques, organiques et d’information durant le premier semestre 2019.