Une étude publiée par l’experte des questions énergétiques, Dr Ellen Wald, dans les colonnes du site économique britannique Investing, indique que les prix du pétrole pour 2019 pourraient être bouleversés par trois événements majeurs.

Le premier événement cité par Mme Wald concerne les réserves pétrolières saoudiennes qui s’élèvent à 263,1 milliards de barils, selon une étude récente réalisée par les consultants pétroliers DeGolyer et MacNoughton. Or, ces volumes n’incluent pas la part du pétrole de l’Arabie saoudite dans la zone neutre qu’elle partage avec le Koweït, note l’experte, avant d’expliquer que la divulgation de cette information est importante parce que, premièrement, cela prouve que «le scepticisme à l’égard des réserves auto déclarées de l’Arabie saoudite n’est pas fondé », et, deuxièmement, «l’Arabie saoudite a choisi de publier cette information avant une vente d’obligations prévue au cours du deuxième trimestre de l’année par Aramco, la société publique du pétrole», note-t-elle.
Or, il est «clair» que l’annonce des chiffres officiels des réserves à ce moment-ci «vise à renforcer l’offre obligataire d’Aramco», estime la même source. «Par conséquent, le marché sait plus ou moins à quoi s’attendre concernant la capacité de l’Arabie saoudite à œuvrer pour la stabilisation des cours», poursuit-elle.
Le deuxième événement apte à bouleverser le marché pétrolier durant cette année est en relation avec l’offre iranienne sur le marché.
Celle-ci a été inférieure en décembre dernier par rapport aux volumes autorisés conformément aux sanctions américaines contre les exportations iraniennes de brut. «Cependant, environ
370 000 barils de pétrole par jour sont toujours en transit sans destination claire», ajoute Dr Ellen Wald, considérant que cette situation «inquiète déjà le marché » et que ses conséquences pourraient être « plus graves à mesure que la tension entre les Etats-Unis et l’Iran montera d’un cran ».
Concernant le troisième évènement relevé par l’expert, il a trait encore à l’Arabie saoudite qui table sur un prix moyen du baril à 80 dollars en 2019. Un seuil qui passerait par une réduction conséquente du volume de brut extrait par le premier exportateur mondial de pétrole.n