Amieur Mohamed, le wali de Mila, a accordé aux médias, mercredi dernier, un point de presse sur l’évolution des projets, un geste très apprécié par les gens de la corporation. Le fait mérite d’être signalé car de mémoire de journaliste ou correspondant de presse,

il est le premier magistrat à avoir, devant la presse, étalé le bilan nominatif des projets en étude, lancés, en cours de réalisation, achevés ou en voie de l’être en 2018 ou susceptibles de l’être en 2019, le tout appuyé par des chiffres en millions et milliards de dinars. Après avoir souhaité une bonne année amazighe à l’ensemble des présents, le wali s’est, pendant plus de deux heures, attelé à énumérer les nombreuses opérations effectuées durant l’année 2018 avant d’entamer celles tracées pour l’année en cours, insistant particulièrement sur le logement, l’eau, l’électricité et le gaz naturel, premières priorités et premières revendications des citoyens. En 2018, une enveloppe financière de 501 milliards de centimes a été allouée, dans le cadre du plan sectoriel de développement (PSD) à la réalisation de 21 opérations réparties entre les secteurs de l’éducation (12), la formation professionnelle et l’apprentissage (2), les ressources en eau (2), les forêts (2), la santé (1), avons-nous ainsi appris. La wilaya a, selon son premier responsable, bénéficié de 169,5 milliards de centimes injectés dans la revalorisation de diverses opérations touchant plusieurs secteurs. Dans le cadre des programmes communaux de développement (PCD), la wilaya a bénéficié de 200 milliards de centimes injectés dans 106 opérations touchant plusieurs communes. La subvention du fonds commun des collectivités locales (FCCL), de l’ordre de 1 200 milliards de centimes a été répartie, selon le premier magistrat, à la prise en charge de 26 opérations d’alimentation en eau potable, 73 de travaux publics, 69 d’assainissement, 53 d’aménagement urbain, 104 de réhabilitation des écoles primaires et de créations de cantines scolaires, 85 de raccordement de foyers au gaz de ville et à l’électricité et 25 pour l’acquisition d’engins roulants et de matériels et d’équipement destinés à l’enlèvement des ordures ménagères, à la réfection des routes et à la réalisation et à la prise en charge de l’éclairage public. Le nombre de logements déjà réalisés, attribués ou en voie de l’être durant le premier semestre de 2019, l’industrie, la santé, les opérations inscrites pour 2019 et les emplois créés en 2018 ont été décortiqués par le wali. Rien n’a été laissé au hasard, tous les secteurs ont été passés en revue, chiffres précis à l’appui. A l’issue de la lecture des bilans, le wali a donné la parole aux représentants des médias qui, pour leur part, ont axé leurs questions sur le désenclavement et l’isolement que vit Mila comparativement aux autres wilayas, sur l’absence d’une bretelle reliant Mila, chef-lieu de wilaya, à l’autoroute Est /Ouest, la non-alimentation en eau potable de 16 communes sur les 32 que compte la wilaya, alors qu’elle dispose de Beni Haroun, le plus grand barrage du pays. Ils ont questionné le wali sur le mauvais état des routes, sur le non-raccordement en gaz de ville et en l’électricité des agglomérations des zones montagneuses du nord de la wilaya, sur le manque flagrant de médecins spécialistes, sur la non-exploitation des locaux commerciaux du président de la République et leur abandon par leurs attributaires, les terrains inexploités attribués à des pseudos investisseurs, la pollution des eaux du barrage de Beni Haroun par les déchets solides et liquides, sur le centre universitaire Abdelhamid-Boussouf qui devait être élevé en université, sur les constructions illicites et sur les zones d’activités commerciales et industrielles inexploitées. Le wali a, sans détours, répondu à toutes les questions.