La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune, qui a participé avant-hier aux festivités de Yennayer dans la commune de Chabet El-Ameur, à l’est de Boumerdès, a plaidé pour un enseignement obligatoire de la langue amazighe dans les établissements scolaires du pays.

La première responsable du PT a reçu un accueil chaleureux des habitants et s’est félicitée des acquis réalisés par la langue amazighe qui « reste un facteur important de l’unité nationale », dira-t-elle. L’hôte de Chabet El-Ameur a également visité les villages d’Aït Saïd et Aït Ali et a déclaré, devant un parterre de villageois, que l’enseignement de tamazight doit être obligatoire et non facultatif. « Nous poursuivrons notre combat jusqu’à son enseignement obligatoire dans les 1 541 communes du pays », lancera-elle sous les applaudissements de l’assistance. L’officialisation de la langue, la consécration de Yennayer comme fête nationale chômée et payée, la création de l’Académie de la langue amazighe sont des acquis arrachés pacifiquement par des militants de la cause amazighe, précisera-elle. Tout en rappelant le combat du PT pour la reconnaissance de la langue et de la culture tamazighes en citant les multiples propositions du parti au niveau de l’APN depuis 2002 pour la reconnaissance de Yennayer comme fête nationale. Concernant les caractères de transcription, Louisa Hanoune dira que la décision revient aux spécialistes en la matière. L’invitée de Chabet El Ameur, qui a appelé au développement local, est heureuse de participer aux festivités de Yennayer et de partager le couscous préparé en la circonstance avec les habitants de cette commune enclavée. n