Le président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (Apoce), Mustapha Zebdi, a affirmé hier que les prix de la viande ovine ont enregistré une hausse de pas moins de 10 % depuis l’apparition et la propagation de la peste du petit ruminant qui a affecté le cheptel dans différentes régions du pays.

A qui la faute ? Pour le président de l’Apoce, la responsabilité des éleveurs et autres grossistes est engagée. «Non seulement il y a eu cette crise, mais il faut dire aussi que certains éleveurs et grossistes ne veulent pas mettre leurs produits sur le marché préférant attendre jusqu’à ce que les prix augmentent encore plus», a-t-il fait remarquer dans une déclaration à Reporters.
«Il est impératif de trouver des solutions à cette situation. C’est le rôle de la régulation. Bien que la viande ne soit pas un produit essentiel chez les consommateurs algériens vu son prix élevé, il n’en demeure pas moins que les pouvoirs publics doivent intervenir, notamment si cette crise perdure encore plus dans le temps», a-t-il souligné.
Mustafa Zebdi affirme, par ailleurs, que l’organisation qu’il dirige a déjà fait des propositions pour éviter le débordement de la situation.
«Nous avons déjà établi des propositions dans le cas où cette crise perdure, comme l’importation de quantités de viandes pour faire face aux manque de la demande.»
L’Algérie n’importe plus de viande ovine depuis maintenant des années, mais Mustapha Zebdi souligne que cela doit se faire à titre exceptionnel et ce pour renforcer la disponibilité et «éviter la spéculation».
«J’espère que cette crise ne va pas durer dans le temps pour ne pas trop affecter le marché. Il faut noter aussi que nous sommes dans une période où la consommation de la viande n’est pas importante ce qui minimise l’impact de la crise», a-t-il relevé. Pour lui, la situation «aurait été beaucoup plus difficile si cette crise était survenue durant le mois sacré du ramadan ou durant l’été, la saison qui connaît généralement beaucoup de fêtes de mariage.
C’est ce qui fait que cette crise doit être prise en charge et réglée bien avant le mois de juin». Il a exprimé, à cet égard, son «optimisme» quant à la maîtrise de la situation en dépit du retard enregistré dans la vaccination du cheptel.