A l’occasion de l’exposition de Noureddine Chegrane, organisée par la Fondation Asselah du 22 décembre 2018 au 22 janvier,  Baya Imache, coordinatrice, de la Fondation, nous déclare : « Nous avons  l’honneur d’avoir M. Chegrane qui expose chez nous pour lancer nos activités culturelles pour l’année 2019.»

Elle souligne, à ce sujet, que tout au long de l’année  l’espace de la Fondation  accueille de nombreuses expositions souvent collectives. Dressant le bilan de l’année 2018, elle rappelle que la Fondation a notamment accueilli des expositions  collectives d’artistes du sud algérien et une autre  des élèves de l’Ecole des beaux-arts d’Azzaga. Elle tient à préciser que la Fondation est ouverte sur les 48 wilayas et qu’il suffit que les artistes qui veulent exposer s’adressent à la Fondation. Pour l’année 2019,  le souhait de la Fondation Asselah est de trouver les moyens de déplacer l’art vers l’intérieur du pays dans un esprit d’ouverture. Baya Imache indique que parmi les objectifs tracés par le président de la Fondation,  Hocine Asselah, parent de la famille Asselah, est de «promouvoir l’art et la culture, avec un esprit d’ouverture à l’ensemble des artistes algériens et pas seulement  ceux de la capitale». Baya Imache rappelle aussi que chaque année deux concours de dessins sont organisés. Le premier est un concours de dessins d’enfants  qui se déroule chaque mois de mars à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de Rabah et Ahmed. Le second, organisé  pour la même occasion,  est quant à lui destiné aux professionnels et aux amateurs. En ajoutant : «Nous allons incessamment lancer le concours de l’Edition 2019  dont les lauréats seront connus le 5 mars prochain.» Il est à noter que le mois de mars est également marqué par la remise du Prix féminin de la Fondation qui a été  octroyé, en 2018, à Djouher Amhis.
Dans l’esprit de l’encouragement de la créativité dans le domaine des arts plastiques, notre interlocutrice  souligne qu’«en février dernier, nous avons exposé  les femmes artistes autodidactes et cela a été très bien accueilli par le public et les participantes. Ce qui nous encourage à renouveler cette initiative cette année ». Elle ajoute aussi que, suite au succès de cette initiative, certaines  participantes ont émis le vœu de  participer à des ateliers d’art  plastique, en soulignant que «c’est  une idée que nous sommes en train de peaufiner avec nos partenaires de l’Ecole supérieur des beaux-arts et certains professeurs se sont déjà portés volontaires pour cela.  Il y a aussi un autre projet qui me tient vraiment à cœur qui est l’atelier  de dessin pour enfants».
Parmi les projets de la Fondation Asselah,  la coordinatrice nous parle de l’ouverture d’une bibliothèque  au niveau de cet espace, en expliquant que «nous avons également un grand lot de livres que nous sommes en train de mettre en rayonnages afin qu’ils soient à la disposition des adhérents de la Fondation». Par ailleurs, en plus de l’action de la promotion des arts plastiques, Baya Imache met en exergue le fait que la Fondation Asselah organise également, une fois par mois, un café littéraire  avec des intervenants de qualité. Ainsi, l’année 2018  a été marquée par les interventions de l’homme de lettres Amine Zaoui et de  Monseigneur Teissier. Le café littéraire de la Fondation a aussi accueilli des récitals poétiques, à l’instar de celui animé par Stambouli, et une autre rencontre consacrée au théâtre animée par Khaled Belhadj. Le dernier café littéraire  a été rehaussé, au mois de décembre passé, par la présence d’une grande dame de la littérature algérienne qui est Aïcha Kassoul. C’est dans le même esprit de passerelles entre les différentes expressions culturelles  et des invités de qualité dans le domaine de l’écriture et de la littérature que Baya Imache annonce que le programme du Café littéraire de l’année 2019 sera incessamment dévoilé avec d’agréables surprises au menu. S. B