La liste des prétendants au poste de président de la République s’allonge avec la candidature annoncée, depuis hier, d’Ali Fawzi Rebaïne, premier responsable du parti Ahd 54, qui cumule trois participations à l’élection présidentielle. Chez les partis politiques qui n’ont pas encore tranché la question, le temps est à la cogitation !

La candidature de Rebaine s’ajoute, en effet, à celles déjà formulées depuis la convocation du corps électoral. Il s’agit notamment d’Abderrazak Makri, Ali Benflis, le général-major à la retraite Ali Ghediri… Des partis politiques prévoient, pour leur part, des sessions spéciales de leurs instances délibérantes, pour trancher leurs positions à l’occasion de l’élection présidentielle prévue le 18 avril prochain. S’agissant de la candidature du chef d’AHD 54, parti créé en 1991, ce sera la quatrième fois de suite dans la mesure où il était en course en 2004, 2009 et 2014. Lors du dernier scrutin présidentiel, le candidat Rebaine est arrivé à la 5e position avec 1,22% des suffrages exprimés, soit 105 223 voix, selon le décompte final de l’élection. Ce résultat ne semble pas donc avoir freiné l’ambition du président d’AHD 54, qui a postulé lors du précédent scrutin présidentiel avec le slogan «Ali Fawzi Rebaïne est l’alternative». En plus des déclarations et autres intentions de candidatures affichées jusque-là, d’autres prétendants peuvent être annoncés dans les prochains jours, notamment de la part de partis politiques qui ont d’ores et déjà prévu des réunions de leurs instances de décision. C’est le cas du Front pour la justice et le développement (FJD) d’Abdellah Djaballah, qui a prévu une session de son conseil consultatif le 1er février prochain, afin de trancher sa position sur la présidentielle du 18 avril. Le Parti des travailleurs (PT) de Louisa Hanoune et le MPA d’Amara Benyounès ont opté pour la même démarche, sans toutefois arrêter une date pour la réunion de leur bureau politique et conseil national, appelés à trancher leur position à l’occasion de la prochaine présidentielle. Du côté de l’Union pour la citoyenneté et le progrès (UCP), c’est une session du conseil national qui va statuer sur la question d’ici 10 à 15 jours, selon la première responsable du parti, Zoubida Assoul. Le Front des forces socialistes (FFS) a prévu, quant à lui, une session ordinaire de son conseil national qui analysera la situation politique du pays, et particulièrement l’élection présidentielle, bien que le parti avait déjà déclaré que le scrutin présidentiel ne figurait pas dans son agenda. Du côté du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le temps semble être celui de la temporisation et de l’observation. Il faut souligner que le ministre de l’Intérieur, Nouredine avait indiqué, dimanche en fin de journée, que 5 partis politiques et 6 autres personnalités ont procédé au retrait des formulaires de candidature à l’élection présidentielle, prévue le 18 avril prochain. Parmi ces formations figurent le Front El Moustakbal présidé par Abdelaziz Belaïd et le parti de Talaïe El Hourriyet, de l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis. Les deux prétendants étaient également en course en 2014.
M. Benflis est arrivé en deuxième position derrière Abdelaziz Bouteflika avec 12,30 % des suffrages exprimés alors que Abdelaziz Belaïd s’est offert la troisième place avec 3,06%. Concernant le dispositif de surveillance et de contrôle du processus de vote et le rôle de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), M. Bedoui a fait état de la tenue, mardi prochain, d’une rencontre qui va réunir les ministères de l’Intérieur et de la Justice avec cette instance. La rencontre vise, selon lui, à examiner «toutes les questions relatives à l’opération électorale», considérant cette instance comme «un partenaire clé» dans la garantie de la réussite du processus électoral.