Sidi Bel Abbès
704 cas d’addiction aux drogues suivent une cure de désintoxication

Conscients de la gravité de la dépendance aux drogues, de plus en plus de jeunes se présentent au centre régional intermédiaire de soins en addictologie (CISA) de Sidi Bel Abbès, pour se sevrer de la drogue et rompre complètement avec cette mauvaise habitude qui n’a fait que bouleverser leur vie.

En effet, et selon les statistiques communiquées par les responsables dudit centre, pas moins de 704 patients d’addictions diverses, dont 17 de sexe féminin, ont été pris en charge au cours de l’année 2018. Parmi le nombre de patients, 308 cas de polydépendance aux psychotropes, au tabac, au kif et à l’alcool, 84 cas sont consommateurs de psychotropes, 79 personnes sont des consommateurs de cannabis et 3 étaient dépendants de la cocaïne. Se référant au bilan, toutes les franges d’âges sont concernées et addicts aux drogues, à savoir 20 adolescents de moins de 15 ans, 185 sont âgés de 16 à 25 ans, 202 autres âgés entre 26 et 35 ans et 297 âgés de plus de 35 ans, alors que 4 patients sont âgés de plus de 60 ans, qui ont tous opté pour une cure de désintoxication. Selon les spécialistes de l’établissement, la volonté des patients à guérir d’une addiction représente 50% de la réussite de la cure, notamment avec un soutien social, ce qui est le cas des patients du centre qui s’étaient présentés volontairement pour changer de comportement et s’insérer dans la société. Le patient reçoit en premier une cure de désintoxication et un suivi thérapeutique à moyen et long terme, en plus des rencontres avec les psychologues du centre pour le soutien psychologique. En outre, les spécialistes du centre intermédiaire de soins en addictologie de Sidi Bel-Abbès estiment que la sensibilisation dans les milieux scolaire et universitaire, les maisons de jeunes et même le milieu professionnel, et la communication dans le milieu familial, peuvent endiguer ce fléau destructeur des valeurs humaines. Les études réalisées par les spécialistes indiquent que la majorité des patients après avoir essayé une fois de fumer un joint ou consommé un comprimé psychotrope n’ont pas réussi à s’en sortir et estiment également que la sensibilisation peut orienter les jeunes vers le centre de désintoxication de wilaya, qui les prend en charge en toute discrétion et sécurité et que beaucoup de personnes ignorent son existence.n