Les éléments des différentes Sûretés urbaines de Ali-Mendjeli ne chôment pas. Il ne se passe pas un jour, en effet, sans que la cellule de communication de la Sûreté urbaine de Constantine ne nous signale des méfaits, le plus souvent suivis d’arrestations. La deuxième Sûreté urbaine de Ali Mendjeli, donc, n’a pas dérogé à la règle puisqu’elle a procédé à la neutralisation d’un groupe de malfaiteurs qui s’était « spécialisé » dans le chantage et les extorsions de fonds. Ce groupe, composé de six personnes, répondra, en plus des griefs cités plus haut, «d’une tentative d’enlèvement et de coups et blessures volontaires à l’arme blanche». Tout a commencé par une plainte déposée par une jeune fille qui dénonçait «une pression et un chantage par un individu, agressif » qui la menaçait de poster des vidéos préjudiciables sur le réseau social Facebook. La seule façon pour la jeune fille d’éviter un scandale était, dans l’esprit des maîtres-chanteurs, de leur remettre une somme d’argent conséquente. En plus, devant le refus de la jeune fille de tomber dans l’inextricable piège du chantage, un des membres de l’association de voyous a tenté de faire monter sa victime, de force, dans une voiture sous la menace d’une arme blanche. A peine la plainte déposée, les éléments de la 2e Sûreté urbaine procéderont à des investigations poussées qui aboutiront à l’identification et l’arrestation d’un suspect au niveau de la commune de Aïn Smara, à 10 km du chef-lieu de wilaya. Après un interrogatoire de l’individu arrêté, il s’établira que le mis en cause bénéficiait de la complicité de cinq autres voyous. Il s’avérera, ensuite, que les 6 personnes arrêtées faisaient du chantage à la jeune fille qui les a dénoncées depuis plusieurs mois. Les différents modes de payement consistaient en de l’argent liquide et même des bijoux. En prenant son courage à deux mains, la victime a décidé de mettre fin à son supplice en se rendant chez la police pour dénoncer le chantage et les pressions exercés sur elle depuis des mois. Les six malfrats ont été présentés devant le procureur de la République pour répondre de leurs nombreux méfaits.