La ville d’Oum El Bouaghi, localisée sur le flanc de la montagne de Sidi Rghiss et traversée par quatre oueds. Une localisation qui fait qu’elle reçoit d’importantes quantités d’eau lors des fortes chutes de pluie ou de fontes de neige, descendant à forte vitesse de l’amont. Trois des oueds la traversant ont fait l’objet d’une opération de viabilisation et de couverture après les avoir dotés d’ovoïdes.
L’oued Meroui, situé à la sortie Est de la ville, a été doté lors de sa viabilisation d’un ovoïde mixte de
3 mètres de haut sur 2 mètres de large, permettant la collecte des eaux pluviales. Un autre ovoïde de 2,5 m de haut sur 1,5 m de large a remplacé l’oued traversant le centre-ville du côté de la cité de Sid Rghiss (ex-SAS) et descendant vers le siège de la commune, pour se déverser au sud de la ville. Le troisième ovoïde de 2,5 m x 1,5 m passe par la cité El Amel El Atik et longe l’avenue du 20-Août en direction de la route de Khenchela (sud d’Oum El Bouaghi).
Le dernier oued traversant la ville est celui de Kouider, en cours de viabilisation et rééquilibrage, à la sortie ouest d’Oum El Bouaghi.
En dépit de ces ouvrages, de nombreux quartiers et carrefours au sud de la ville, tels la rue du 1er-Novembre, la cité Ben Boulaïd 1, le menant vers la wilaya, la station de voyageurs, sont inondés lors des fortes pluies par les importants débits d’eau descendant à toute vitesse du mont Sidi Rghiss. Cette situation est due surtout à la défaillance des avaloirs, non entretenus régulièrement par les services communaux durant la saison estivale. Ces derniers devraient normalement atténuer la vitesse de l’eau. Pis, l’obstruction de nombreux avaloirs et regards par le dépôt d’immondices et déchets n’a fait qu’accentuer les risques d’inondation en dépit d’un réseau d’assainissement s’étalant sur une longueur totale de 234,37 kilomètres d’autant plus que selon la localisation géographique de la ville, toutes les eaux de pluie descendent vers le sud.
Dépendant administrativement du chef-lieu de wilaya, la bourgade de Sidi Rghiss est un véritable point noir en raison de son exposition permanente aux inondations et à cause de l’insuffisance de la viabilisation. D’où la nécessité d’une étude de protection contre les inondations, comme proposé par la commission de développement et équipement de l’APW, lors de la dernière session.
Par ailleurs, la commune agropastorale de Aïn Zitoun (40 kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de wilaya) dépendant de la daïra d’Oum El Bouaghi, localisée sur le flanc rocheux est aussi constamment exposée aux inondations, en dépit de l’existence d’un réseau d’assainissement d’une longueur de 32 kilomètres.
Actuellement, sa protection est assurée par les obstacles mis en place mais qui n’assurent pas convenablement le rôle qui leur est dévolu, particulièrement la prise en charge des eaux ruisselants entraînant avec elles les composants des sols vers les lacs de Medfoun (33 460 ha) et Guellif (24 000 ha).
K. M.