On semble s’acheminer vers une élection disputée au vu de l’intérêt suscité par ce scrutin au sein de la classe politique. Les signes avant-coureurs semblent s’a cumuler au fur et à mesure que le temps nous rapproche du 18 avril. Il reste pour le moins remarquable que le sujet de la présidentielle accapare désormais l’intérêt de tous, et cela est bienvenu. Le retour à la politique comme moyen unique et inévitable pouvant rassembler tous les efforts pour l’intérêt de la nation est une bonne nouvelle. A pratiquement un mois de la clôture des candidatures, le paysage semble prendre des couleurs et chaque jour apporte une posture nouvelle, ouvrant des possibilités inédites. La diversité des positions des uns et des autres tend à signifier que l’aréopage politique dans sa divergence est éminemment sensible à la question du choix du futur chef de l’Etat. Les partis engagés pour la continuité se sont largement exprimés en optant pour la candidature non encore exprimée du président Bouteflika. La décision de ce dernier restera sans doute la grande inconnue, même si certains n’y voient aucun doute sur sa probable candidature pour un cinquième mandat. Il y a également ceux qui ont décidé d’être derrière leurs candidats arguant que la mobilisation sera bien l’élément le plus déterminant pour forcer le changement dans un environnement bloqué.
Et il y a bien sûr ceux qui ont décidé de ne pas y aller, arguant, eux, que ce sera « une escale pour rien » et que le changement ne sera pas au rendez-vous. Ces différences de postures politiques vis-à-vis d’un scrutin important dénotent d’un processus de changement au sein de la vie politique nationale que les observateurs devraient sérieusement prendre en compte.
Il est évident que l’Algérie post 18 avril contrastera avec celle d’aujourd’hui, avec une scène qui aura vécu un intermède d’une intense teneur politique. Une compétition qui devrait refaçonner la vie politique quel que soit le résultat in fine.