L’économie nationale est toujours en attente de consolidation, afin de constituer une force et une dynamique pour poursuivre le développement d’un pays aux multiples potentialités. La situation actuelle n’augure pas d’une évolution positive. La loi de finances en cours a été adoptée dans une conjoncture financière et économique des plus difficiles, accentuée par une situation énergétique internationale instable. Les difficultés et les complications sont toujours au rendez-vous. Le fait que les pouvoirs publics instituent des règles pour les changer l’année d’après est symptomatique d’une gestion approximative. Et surtout d’une incapacité à anticiper. La dépense publique est toujours élevée mettant sous pression le budget de l’Etat. Une gestion vertueuse voudrait que les revenus soient supérieurs à l’investissement. Une situation qui est loin d’être atteinte. Les experts le disent, c’est le budget d’équipement qui fait tourner la machine économique sachant que toutes les entreprises publiques ou privées sont liées par le plan de charge public. L’Algérie en besoin pressant d’équipement pour soutenir son rythme de développement se trouve confrontée à la dure réalité de son système fragile. En dehors de nouvelles rentrées budgétaires, la loi de finances reste dépendante des fluctuations de la fiscalité pétrolière. Un état de dépendance, véritable piège pour l’économie algérienne en mal de diversification.
Une situation qu’il faudrait urgemment changer ou du moins alléger. Il est temps de remettre le train en marche. L’économie, ce n’est pas uniquement des chiffres, mais aussi des attitudes. L’Etat devrait se soumettre à une ligne de conduite stricte pour s’émanciper des obstructions qui l’entravent. Encourager davantage les investissements directs étrangers IDE, limiter les dépenses publiques par des ajustements structurels, assainir l’environnement économique et valoriser les potentialités. La formule n’est pas simple à appliquer mais elle est inéluctable pour pouvoir se sortir du guêpier.