Une semaine après avoir reçu en son siège les trois autres partis de la coalition présidentielle, pour une annonce officielle groupée de soutien à la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat, le Front de libération nationale passe à l’action.
Le FLN n’a pas attendu que le « suspense », qui plane sur cette candidature, soit levé de manière officielle pour convoquer ses troupes et inviter les partis alliés, mais aussi toutes les autres formations politiques, associations et organisations constituant le front élargi et renforcé autour du projet d’un cinquième mandat.
La Coupole du 5-Juillet a de tout temps été privilégiée par le parti de Mouad Bouchareb en pareille circonstance de joutes électorales ou de l’époque du parti unique qui l’avait vu y organiser ses rencontres décisives. Pour ce samedi, le parti qui revendique la présidence d’honneur d’Abdelaziz Bouteflika, renoue avec ce lieu pour un meeting qui présage d’un grand show médiatique, consacré à une annonce en grande pompe du lancement de la campagne en faveur de la candidature officielle de ce dernier.
En attendant, la décision du Président de rempiler pour un nouveau mandat, tous les rouages se mettent en place comme l’installation du comité de campagne avec toute sa composante. La campagne pour un cinquième mandat ayant déjà consommé les jours qui lui étaient accordés, avant la sortie du quatuor FLN-RND-MPA-TAJ de la semaine dernière, l’horloge devrait être remise dès aujourd’hui à l’heure d’une campagne électorale qui verra les pro-Bouteflika se mouvoir et se déployer davantage au profit, non plus d’une candidature, mais d’un cinquième mandat à valeur de « continuité». Parallèlement, l’opposition semble encore peiner à trouver un rempart à une issue toute indiquée et que les urnes viendront, sauf énorme surprise, confirmer à la fin de l’opération de vote. Entre des candidats qui représentent des formations politiques en perte flagrante de vitesse, et de légitimité historique aussi, des candidats qui brisent l’anonymat à fort arsenal médiatique, sans pour autant arriver à taire des maladresses qui se payent cash en politique, des mouvements qui éclatent en discordances, avant même d’avoir achevé leur naissance, ou encore d’anciens candidats à la présidentielle qui se lancent tardivement dans une quête du profil consensuel, le poids paraît impossible à faire.