La Chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya d’Alger (CAM) a enregistré 2 135 nouveaux inscrits en 2018, a-t-on appris auprès de la chargée de l’information et de la communication de la CAM, Meriem Lesbet. Ces derniers portent à 18 361 le nombre d’inscrits depuis son lancement en 1996, a-t-elle souligné. Les cadre de la CAM que nous avons interrogés n’ont pas manqué de mettre en avant l’impact bénéfique que peuvent avoir les métiers de l’artisanat sur l’économie nationale. C’est pourquoi, ils insistent sur l’impératif de «développer la production traditionnelle et artisanale et de la promouvoir pour aider à la diversification de l’économie nationale». Ces métiers connaîssent un engouement de la part des jeunes qui se dirigent par «amour et conviction» vers l’artisanat et les métiers, à l’exemple de la poterie, la céramique, la coiffure, la mécanique, la peinture et la plomberie. Pour répondre à cet engouement, la CAM «élargit constamment son offre et propose même des formations dans les centres qui dépendent du ministère de la Formation professionnelle», nous dira la chargée de la communication. «Tout au long de l’année, un programme mensuel est arrêté à la demande des jeunes à des prix abordables par rapport aux offres privées», ajoutera notre interlocutrice. «Un jeune ne paye que 4 000 DA chez la CAM pour une formation qui lui coûterait 30 000 DA chez le privé», souligne-t-elle, tout en insistant sur la qualité des formations dispensées et qui, soutient-elle, est à l’origine de l’augmentation du nombre de jeunes qui s’inscrivent. Dans le souci de dispenser des formations de qualité et qualifiantes qui garantissent aux artisans n’ayant pas de diplômes ou d’attestations de travail de se faire délivrer une carte d’artisan, les cadres de la CAM «bénéficient d’une formation spéciale dans le cadre d’un partenariat avec le Bureau international du travail (BIT) sur la création et la gestion des entreprises et la formation des artisans», apprend-on aussi auprès de la même source.

Réintégration des détenus
Sur un autre registre, la CAM a organisé une vingtaine de manifestations entre salons et expositions à la Safex et au niveau de la promenade des Sablettes. A ces rendez-vous s’ajoutent des participations à d’autres salons, à la demande de certains ministères, comme ceux du Tourisme et de la Solidarité nationale. La CAM contribue également à la formation des détenus à la faveur d’une convention signée, en 2007, avec le ministère de la Justice. Elle envoie ses formateurs dans les différents centres pénitenciers du pays où ils dispensent des cours jusqu’à deux fois par semaine pour une durée minimale de six mois. Ainsi, 3 144 détenus, entre femmes et hommes, ont été formés dans le cadre de cette convention durant l’année de formation professionnelle 2017-2018. «A la CAM, on est soucieux de la réinsertion sociale des détenus après leur remise en liberté», conclura notre interlocutrice. n