Encore une fois, la place Kerkri est fermée. Encore une fois, elle le sera pour travaux. Pour la énième fois.

Celle qui fut un obscur passage derrière l’hôtel Cirta et surplombant le marché du Remblais, au bas du pont Sidi Rached, a été longtemps une station de bus. Une station qui a occasionné des déplacements de sa surface, des glissements de terrains et des désagréments aux immeubles mitoyens. Fermée ! Travaux de réhabilitation suivront qui transformeront une place pleine de vie et de gaz de pots d’échappements en un cloaque accueillant des SDF et des oiseaux de nuit improbables, la nuit, et des vendeurs d’oiseaux, des vrais, le jour ! Et puis, d’autres travaux, en amont, ceux de l’hôtel Cirta qui rentre dans la cour des grands, Marriott Premium, pour ne pas le citer, et c’est une autre partie de travaux qui s’annonce pour la place Kerkeri. Mais cette fois, c’est l’entreprise chinoise chargée de la transformation de l’hôtel Cirta en palace qui s’en charge. A sa charge, dit-on. Enfin… Le wali de la wilaya de Constantine Abdessamie Saidoune a ordonné, via une déclaration à Radio Constantine, que la tranche de la route longeant l’hôtel Cirta, « sera fermé à la circulation routière afin de permettre le lancement des travaux de réhabilitation de la place Kerkri, au centre-ville ». Il précisera, et c’est là le plus important, que ladite opération s’inscrit dans le cadre de l’application du plan de la circulation, soigné et mis en œuvre en concordance avec plusieurs secteurs, pour une création d’une route à deux sens derrière l’hôtel Cirta qui devra connecter le centre-ville quartier Bardo, à travers la place Kerkri. Tout cela pour que la route passant à proximité de la façade de l’hôtel, soit également fermée à la circulation, et livrée à l’hôtel Cirta qui en fera son entrée principale. Ce tronçon de route de juste une trentaine de mètres a opposé le constructeur chinois et le maître de l’ouvrage Cirta, au premier magistrat de la ville. Le premier voulait se l’approprier pour les raisons citées plus haut, et le second s’y opposait arguant que « la route est une propriété publique et ne saurait devenir une propriété privée » à des desseins commerciaux. « Les travaux concernent une résolution du problème de la circulation au niveau de cette partie de la ville notamment à la faveur d’un plan de la circulation, qui a été mis au point au niveau de la direction du tourisme, en coordination avec l’entreprise chinoise chargée des travaux de réhabilitation de l’hôtel Cirta » rajoutera le wali. La réalisation de cette route, qui longera le poste de police, de la place Kerkri et l’entame du pont Sidi Rached, a eu déjà l’aval pour des travaux de réalisation d’une nouvelle voie, à deux sens cette fois. L’aménagement de cette place et de ses deux voies par la société chinoise verra aussi la participation de la société nationale de gestion des hôtels de l’Est (EGT Est) qui s’est portée associée pour la réhabilitation de la place Kerkri et mettre fin au bras de fer qui a opposé le maire à la société chinoise et le maître de l’ouvrage, la même EGT Est. L’hôtel Cirta, où le palace devrions-nous dire dorénavant, sera opérationnel à la fin du premier trimestre de cette année, laisse-t-on entendre du côté du maître de l’œuvre. n