Le meeting populaire organisé par le FLN à la Coupole du Complexe olympique d’Alger pour déclarer la candidature du président du parti Abdelaziz Bouteflika, constitue à n’en plus douter une évolution importante dans la configuration qui fera office du panorama de l’élection présidentielle du 18 avril prochain. Un éclaircissement qui aura son pesant d’indication.
Le vieux parti, qui avait déjà annoncé conjointement avec le RND, TAJ et le MPA, la candidature de Bouteflika au nom de l’Alliance présidentielle, lance ainsi le véritable coup d’envoi de la pré-campagne. Le suspense jusque-là entretenu semble ainsi irrémédiablement levé.
Le Président sortant qui n’a pas encore annoncé personnellement sa candidature pourrait évidemment se suffire de celle de son parti. L’annonce officielle du candidat déclaré d’un parti comme le FLN pour une élection présidentielle est tout sauf anodine. Depuis la rencontre tenue le 2 février dernier au siège du FLN, les chefs des quatre partis de l’Alliance semblent obéir à un planning d’horloger, se voulant affirmatif d’une certaine force tranquille. Il est évident que les partis du pouvoir fort de structures particulièrement organisées et de militants disciplinés voudraient envoyer les messages qui s’imposent aux autres candidats. Le vieux parti, qui affiche l’unité de ses rangs, se prépare déjà à la grande bataille qui l’attend. Celle de convaincre que l’intérêt du pays passe par la continuité. Le rappel d’Abdelmalek Sellal au poste de directeur de campagne met déjà de l’ambiance dans cette élection dont la campagne s’annonce disputée. Celui qui a dirigé à trois reprises la campagne du président Bouteflika a fait à cette occasion une première apparition formelle qui annonce la couleur. On ne change pas une équipe qui gagne, semblent déclamer les partis de l’Alliance. L’annonce solennelle du FLN permet ainsi de lever définitivement les zones d’ombre qui persistaient jusque-là encore concernant la candidature du chef de l’État sortant.